Climat: Dupond-Moretti épingle les "vieilles lunes" de Marine Le Pen qui "fuit" le débat

Paris (AFP) –

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Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a vu dans le contre-projet de référendum de Marine Le Pen sur le climat un "recyclage de vieilles lunes", critiquant au passage une présidente du RN qui "fuit" dès qu'il est "question de débat et de fond".

Mme Le Pen, députée du Pas-de-Calais, "n'a pas mis un orteil dans l'hémicycle" de l'Assemblée nationale qui débattait du projet de révision constitutionnelle pour intégrer la protection de l'environnement, a relevé le ministre devant la presse.

Il s'est "étonné" de ce qu'"à grand renfort de tambours et trompettes, Mme Marine Le Pen ait parlé d'un contre-projet de référendum" devant les journalistes et dans "les couloirs de l'Assemblée nationale", mais pas "devant la représentation nationale" et le gouvernement. "Chaque fois qu'il est question de débat et de fond, Mme Le Pen fuit", a-t-il affirmé.

La candidate à la présidentielle de 2022 a défendu mardi devant la presse l'énergie nucléaire et fustigé les éoliennes, dans un contre-projet de consultation des Français sur 15 questions portant sur l'écologie.

"Elle n'a pas voulu partager" ce contre-projet, "à raison sans doute du fait qu'il n'est qu'un recyclage de vieilles lunes et qu'il est en réalité une proposition totalement vide, et totalement vide de sens", d'après M. Dupond-Moretti.

"Pourquoi préférer au débat démocratique un exposé qui ressemble à un show? Je ne la vois pratiquement jamais dans l'hémicycle", a tancé l'ancien avocat.

L'Assemblée nationale a achevé jeudi l'examen du projet de loi constitutionnelle, avant son vote solennel mardi. Aucun amendement n'a été adopté.

Le texte ira ainsi devant le Sénat "tel que voulu par la Convention citoyenne (pour le climat) et par notre président de la République", s'est félicité le garde des Sceaux, tandis que les oppositions ont regretté de ne pas avoir pu compléter le projet de loi.

Pour l'article 1er de la Constitution, qui pose les principes fondateurs de la République (égalité, laïcité...), Emmanuel Macron a retenu l'inscription suivante: la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique". Le débat parlementaire doit ouvrir la voie à un référendum annoncé par le chef de l'Etat.