Tennis: le circuit ATP est "triste, ennuyeux, ridicule", selon Benoît Paire

Paris (AFP) –

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"Le circuit ATP est devenu triste, ennuyeux et ridicule...": Benoît Paire a affiché son blues vendredi sur les réseaux sociaux et expliqué que malgré les difficultés psychologiques liées à la pandémie, il entendait continuer d'essayer de "kiffer" sur les courts.

"Je sais, vous allez dire +tu te rends pas compte de la chance que tu as bla-bla-bla+, mais jouer dans des stades à huis clos sans aucune ambiance c'est pas pour ça que je joue au tennis", explique-t-il dans un message sur Instagram, deux jours après une prestation plus que piteuse au tournoi de Santiago du Chili.

Le 29e mondial est l'un des joueurs qui a subi avec le plus de difficultés les conditions sanitaires imposées par les organisateurs de tournois depuis l'été dernier. Plusieurs semaines d'isolement total dans un hôtel de New York pour avoir été testé positif au covid-19 avant le début de l'US Open en septembre, puis quatorze jours de confinement réglementaire à son arrivée à Melbourne pour l'Open d'Australie en janvier sans autorisation de sortie pour avoir été cas contact dans l'avion, puis une journée d'isolement à cause d'un cas positif au Covid dans son hôtel... Et une piètre élimination au premier tour.

Après le Majeur australien, Paire est parti en Amérique du Sud car il espérait y profiter de conditions de vie plus ouvertes.

Mais sur le court, il a enchaîné les déboires: une crise de colère avec crachat et élimination au premier tour à Buenos Aires et une nouvelle élimination dès le 1er tour à Santiago dans une apathie presque inquiétante.

"Il me faut du temps pour m'adapter à ce pseudo circuit ATP, mais je vais faire les efforts pour essayer de retrouver juste le plaisir de jouer au tennis", affirme-t-il en confirmant qu'il va s'aligner à Acapulco (15-20 mars) puis au Master 1000 de Miami (24 mars-4 avril).

"Mon objectif sera juste d'avoir le sourire sur le terrain et kiffer taper dans une balle, que je gagne ou que je perde, je m'en fous royalement", conclut-il.