L1: Lens-Metz, duel entre les surprises du championnat

Lens (AFP) –

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Respectivement 5e et 7e de Ligue 1, Lens et Metz sont les bonnes surprises du championnat. Les deux formations s'affrontent dimanche (15h00) pour maintenir leur rêve d'Europe intact.

Mentalité, qualité de jeu, entraîneurs fidèles à leurs principes: les raisons du succès sont nombreuses.

. Lens, un état d'esprit sans faille et du beau jeu

L’état d’esprit est bien la caractéristique première des Lensois qui, bien que promus, ont assuré un maintien serein dès février en raison de leurs résultats automnaux probants. Dès sa prise de fonction en mars 2020, Franck Haise a pu compter sur un groupe réceptif et un mercato estival réussi.

Les Sang et or proposent en outre du beau jeu. Avec un système qui demande beaucoup d’énergie, mais qui offre à chacun le loisir de s’exprimer au mieux, Franck Haise et son staff tirent la quintessence de leur effectif.

Même face aux "gros", comme Monaco, Rennes et Marseille, le Racing n’a jamais renié ses principes: intensité, pressing, verticalité et qualité. En plus d'un collectif bien rôdé articulé en 3-4-1-2, se dégagent, par période, des individualités.

Gaël Kakuta, en meneur de jeu, Florian Sotoca, en attaquant infatigable, Ignatius Ganago et Arnaud Kalimuendo, en buteurs providentiels, Jonathan Clauss, en piston décisif. Sans oublier le jeune et régulier Loïc Badé en défense, et la montée en puissance de Seko Fofana au milieu.

Ce Lens complet, équilibré, joueur et gagneur a toutes les qualités pour finir la saison européen. "Nous faisons partie, avec Metz, des belles surprises du championnat. Nous devons rester une belle surprise le plus longtemps possible", estime Franck Haise.

. Metz, la patte Antonetti

Après trois défaites initiales frustrantes (1-0) face à des cadors (Monaco, Lille et le Paris SG), les Grenats se sont bien repris à l'automne en enchaînant huit matches sans défaite (4 victoires, 4 nuls).

En plein milieu de cette série, mi-octobre, le groupe avait pourtant vécu le départ de l'entraîneur Vincent Hognon, remplacé par Frédéric Antonetti, de retour sur le banc après quasiment deux ans d'absence. Rentré fin 2018 en Corse au chevet de sa femme malade, malheureusement décédée en juillet dernier, le technicien, devenu manager général du club, a vite retrouvé ses marques.

"On n'a pas volé notre place. On pose beaucoup de problèmes à toutes les équipes. C'est le coach qui nous insuffle un état d'esprit, un style de jeu. On voit qu'on joue très différemment de la saison dernière. Beaucoup de joueurs ont progressé et les nouveaux joueurs se sont très bien adaptés", explique le défenseur Matthieu Udol.

Après une bonne fin d'année 2020, Metz a également réalisé un très bon début de phase retour avec trois succès consécutif, dont un de prestige à Lyon (1-0).

Pas épargné par les blessures, avec notamment celle d'Ibrahima Niane (ligament croisé), auteur d'un superbe début de saison avec six buts en six rencontres, le club messin arrive pourtant à rester constant dans les résultats et les performances. Avec 5 buts et 5 passes décisives, Farid Boulaya exprime enfin son potentiel.

"On a un effectif assez jeune et on a vu aussi qu'avec les blessures et les absences, quand il y a un joueur qui rentre dans le groupe, le niveau de l'équipe est inchangé", souligne Udol.

Un peu moins efficaces dernièrement avec trois défaites lors de leurs cinq dernières rencontres, les Mosellans savent qu'ils vont devoir engranger des points à Lens puis face à Rennes s'ils veulent s'offrir un sprint final excitant.