La France suspend l'utilisation du vaccin AstraZeneca, annonce Emmanuel Macron

Des fioles vides du vaccin AstraZeneca dans un centre de vaccination de l'UBO (Université Bretagne Occidentale) à Brest, dans l'ouest de la France;
Des fioles vides du vaccin AstraZeneca dans un centre de vaccination de l'UBO (Université Bretagne Occidentale) à Brest, dans l'ouest de la France; © Fred Panneau, AFP

Une dizaine de pays européens dont, lundi, la France, l'Espagne, l’Italie et l’Allemagne, ont suspendu l’utilisation duvaccin AstraZeneca en raison de potentiels effets indésirables graves du vaccin contre le Covid-19.  

Publicité

Le président Emmanuel Macron a annoncé, lundi 15 mars, que la France suspendait au moins jusqu'à mardi après-midi l'utilisation du vaccin AstraZeneca, imitant plusieurs autres pays européens qui ont pris des mesures similaires en raison de potentiels effets indésirables graves du vaccin contre le Covid-19. 

L'Agence européenne des médicaments (EMA) doit rendre un avis mardi après-midi sur l'opportunité de continuer à utiliser le vaccin britannique. 

"La décision qui a été prise est de suspendre par précaution la vaccination avec AstraZeneca en espérant la reprendre vite si l'EMA donne son feu vert", a déclaré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez à l'issue du XXVIe sommet franco-espagnol, à Montauban (Haute-Garonne). 

Une dizaine de pays dont l'Espagne et l'Allemagne ont suspendu, lundi, par précaution l'utilisation du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, après le signalement d'effets secondaires "possibles" mais sans lien avéré à ce stade. 

Le groupe pharmaceutique anglo-suédois affirme qu'il n'y a "aucune preuve de risque aggravé" de caillot sanguin entraîné par son vaccin, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'il n'y a "pas de raison de ne pas utiliser" ce vaccin. 

Le chef de l'agence onusienne, en première ligne dans la lutte internationale contre la pandémie, a annoncé qu'il allait réunir mardi son groupe d'experts sur la vaccination pour étudier la sécurité du vaccin AstraZeneca.  

Le Danemark a été le premier pays, le 11 mars, à suspendre le vaccin "après des rapports de cas graves de formation de caillots sanguins" chez des personnes vaccinées.  

 Il a rapidement été suivi par l'Islande. 

 Des caillots sanguins  

La Norvège a également suspendu le même jour les injections de ce vaccin, par précaution. Plusieurs cas de caillots sanguins chez des adultes vaccinés y ont été rapportés, mais là encore sans qu'aucun lien ne soit encore prouvé. 

En outre, les autorités sanitaires norvégiennes se sont inquiétées, samedi, de cas d'hémorragies cutanées chez des personnes relativement jeunes ayant reçu une dose du vaccin AstraZeneca.  

La Bulgarie a annoncé, vendredi, la suspension "par précaution" des injections, au lendemain des décisions prises par les trois pays nordiques, tandis qu'une enquête est en cours après le décès d'une femme vaccinée.  

Toutefois, selon le ministre de la Santé, "aucun lien n'a été établi" à ce stade avec la vaccination survenue la veille de cette femme, qui souffrait de surpoids et avait subi plusieurs pontages coronariens. 

Dimanche, ce sont l'Irlande et les Pays-Bas qui ont également suspendu l'utilisation du vaccin, toujours par précaution, après les cas de caillots sanguins rapportés au Danemark et en Norvège. 

Quelques instants avant la France, l'Allemagne a annoncé à son tour suspendre la vaccination avec AstraZeneca "à titre préventif", invoquant également les cas de caillots sanguins signalés en Europe. 

En France, les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône (sud) ont également indiqué avoir suspendu la vaccination de leur personnel avec le vaccin AstraZeneca, "par mesure de précaution", après l'hospitalisation d'un pompier pour une arythmie cardiaque survenue après sa première injection. 

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine