XV de France: Dylan Cretin en haut de l'affiche

Marcoussis (France) (AFP) –

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Habituel "finisseur" du XV de France, le troisième ligne Dylan Cretin va endosser le costume de titulaire, samedi face au pays de Galles, pour la quatrième fois en cinq rencontres, une promotion liée à la blessure de François Cros mais aussi à son habileté dans le jeu aérien.

Le rôle de remplaçant peut s'avérer crucial. Le jeune joueur de Lyon, 23 ans, a pu le vérifier contre l'Irlande (35-27) en octobre au Stade de France. Rentré à la 34e minute pour remplacer Cros, touché au pied droit, Cretin a fait le boulot avec panache et sans chichi. Et ce dans un match décisif pour le Tournoi des six nations.

Il a depuis enchaîné les rencontres malgré la concurrence du solide Anthony Jelonch: face à l'Ecosse en novembre, atteignant ainsi les trois feuilles de matches dans la Coupe d'automne des nations, puis contre l'Italie, l'Irlande (remplaçant) et l'Angleterre dans le Tournoi 2021.

Sa mobilité en défense et son efficacité en contre sur les touches ont presque fait oublier l'absence de Cros, pourtant un titulaire indiscutable depuis la prise de fonction de Fabien Galthié en 2019.

Avant cela, Cretin, qui va vivre samedi au Stade de France sa neuvième sélection, n'avait joué que des bouts de matches: remplaçant au début de l'ère Galthié, il a fêté sa première titularisation devant l'Ecosse (22-15) en novembre avant d'inscrire son premier essai international lors du match suivant, en Italie (50-10), en février.

Le Haut-Savoyard incarne cette nouvelle génération de joueurs propulsés par le sélectionneur. Mais il était jusqu'ici un joueur de l'ombre, "heureux de jouer à un niveau supérieur que le championnat". "C'est stimulant", ajoute le Lyonnais, qui "une fois dedans" dit ne s'être "plus trop posé de questions".

- Cretin, roi des airs -

"Il faut foncer et travailler toutes les semaines à fond aux entraînements pour être le plus prêt possible pour les matches", expliquait-il récemment.

Karim Ghezal, co-entraîneur de la conquête du XV de France, ne s'y est pas trompé en l'incluant parmi "les leaders de touche". Il connaissait le jeune troisième ligne pour l'avoir vu à l'oeuvre pendant trois ans lorsqu'il était entraîneur adjoint à Lyon (2016-2019).

C'est dans le Rhône que Cretin a fait ses classes au niveau professionnel, après une formation au RC Annemasse, le club de sa ville natale. Au LOU, le troisième ligne, fluet à ses débuts, a pris de l'épaisseur dans tous les sens du terme. Il faisait vingt kilos de moins à son arrivée (1,95 m, 101 kilos aujourd'hui).

Un travail qui pèse à la fois en défense mais aussi dans les contacts sur les touches. "C'est quelque chose qu'on travaille vraiment avec Karim (Ghezal). On sait que les touches sont des lancements très importants dans le rugby aujourd'hui. Priver une équipe de munitions, c'est toujours intéressant", affirme-t-il.

La concurrence à son poste? "On se tire vers le haut. En tout cas, on s'entend très bien et, aux entraînements, on se pousse toujours. Que ce soit sur les petits exercices ou les entraînements collectifs, on se pousse vers le haut et on cherche toujours à être le meilleur", assure-t-il.

"C'est toujours ultra important d'avoir de la concurrence au sein d'un groupe pour pouvoir justement se tirer vers le haut. Je pense que c'est toujours le mieux. Là-dessus, c'est clair que ça fait progresser en tout cas", ajoute l'intéressé, qui pourra se frotter à une des références mondiales, le capitaine gallois Alun Wyn Jones et ses 147 sélections (plus neuf avec les Lions). Un révélateur.