Johann Zarco fait équipe avec... Soprano pour promouvoir la moto en France

Paris (AFP) –

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En piste, il vise une présence sur les podiums du MotoGP en 2021. En dehors, il se veut toujours ambassadeur de la moto en France. Pour cela, Johann Zarco s'est allié avec l'agence de management du rappeur Soprano.

L'objectif de ce contrat d'image avec la société marseillaise OnlyPro, d'abord spécialisée dans la musique et qui se diversifie dans le sport, "est de pouvoir faire connaître mon nom encore mieux en France et d'amener également des partenaires hors moto à connaître ce qu'on fait à la fois sur le plan +compèt+ et la mentalité qu'on peut avoir", expliquait le pilote de 30 ans lors d'une conférence de presse virtuelle en janvier.

"Car on n'est pas des têtes brûlées. On montre qu'on est un vrai sport et que tout est sensé. Il y a moyen de communiquer fortement autour de ça", veut croire celui qui souhaite être le "porte-drapeau" de son sport dans l'Hexagone depuis ses premiers podiums en MotoGP en 2017.

Premier volet de cette collaboration qui se limite à son image (Zarco gère lui-même sa carrière sportive depuis sa séparation avec son entraîneur et manager Laurent Fellon fin 2018): une série de courtes vidéos soignées, publiées sur ses réseaux sociaux, qui abordent son équipement (casque, combinaison, moto), sa préparation mentale ou encore physique.

- "Montrer l'homme en coulisses" -

"Comme ça, on pourra démarrer la saison (dimanche au Qatar, ndlr) en ayant un peu vu comment Johann se prépare, comment il envisage 2021 et, surtout, pourquoi il s'est lancé dans la moto et comment il voit son sport", explique Fabrice Necas, le directeur général d'OnlyPro et associé de Soprano, à l'AFP.

"Avant le sportif, l'important est de montrer l'homme en coulisses car le monde de la moto fait rarement la part belle à cette partie-là", poursuit Fabrice Necas. "Puis de travailler sur la durée pour véhiculer les valeurs qu'il défend."

En l'occurrence, "casser un peu l'image non-accessible, presque de caste, de la moto et dire à tout le monde qu'il est possible d'en faire". Comme l'Avignonnais, "produit du Sud de la France, passionné, émotionnel, très famille" et personnalité atypique du paddock, qui joue du piano, de la guitare et chante dans son temps libre.

Ca tombe bien, cette volonté coïncide avec celle de la Fédération française de motocyclisme (FFM) de "sortir de son milieu", selon les mots de son nouveau président Sébastien Poirier. "Pour cela, on croit beaucoup en nos champions, Johann Zarco et Fabio Quartararo", notamment grâce à leur présence médiatique, dit-il.

Et d'ajouter qu'"avec Johann, on a la chance d'avoir un champion qui a envie de rendre à son sport ce qu'il lui a donné. Sa présence dans le projet à un titre ou à un autre, sans polluer sa saison, est naturelle parce que c'est sa fibre."

- "Mon tour cette année" -

"Artiste dans la vie et guerrier en piste" selon Paolo Ciabatti, le directeur sportif de son employeur Ducati, Zarco espère "aller chercher les podiums ou même une victoire" cette année, sous les couleurs de l'écurie satellite Pramac mais avec la même moto que les pilotes officiels.

"L'an dernier, il y a eu beaucoup de vainqueurs différents (neuf, ndlr), cela me donne à penser que ce sera mon tour cette année", disait l'intéressé lors du lancement de la saison de son équipe fin février.

"Quand on pense à ces dernières années, c'est comme l'opportunité d'une renaissance" pour celui dont l'exercice 2019, entamé avec KTM, s'était abruptement arrêté à la mi-saison faute de résultats et qui avait ensuite bataillé pour retrouver un guidon.

Treizième du championnat en 2020 avec une pole position et une troisième place avec la modeste équipe Avintia (elle aussi satellite de Ducati), Zarco veut désormais renouer solidement le fil de ses titres en Moto2 en 2015 et 2016 et des deux années suivantes en MotoGP sur une Yamaha de l'écurie française Tech3, qui l'avaient vu signer quatre poles et six podiums.