F1: Verstappen s'offre la première pole de l'année, devant Hamilton

Sakhir (Bahreïn) (AFP) –

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Est-ce enfin son tour ? Le Néerlandais Max Verstappen, qui vise à 23 ans son premier titre en Formule 1, débutera la saison 2021 en pole position, dimanche au Grand Prix de Bahreïn, devant le tenant du titre Lewis Hamilton.

Le week-end parfait continue donc pour le Néerlandais: troisième des deux derniers championnats du monde, Verstappen avait dominé les trois séances d'essais libres vendredi et samedi, devançant à chaque fois la Mercedes d'Hamilton. Il n'a pas tremblé en qualifications.

"C'est bien sûr un excellent début, même si ce n'est pas une garantie pour le futur", a-t-il réagi en conférence de presse. Et le futur c'est dès dimanche pour la course, après le coucher du soleil, à 18h00 locales (15h00 GMT, 17h00 françaises).

L'an dernier, Verstappen avait attendu le dernier GP, à Abou Dhabi en décembre, pour prendre la pole. C'est donc la deuxième d'affilée, de quoi espérer enfin un vrai duel avec Mercedes, écurie ultra-dominante depuis 2014.

Le protégé de Red Bull a réussi sa première pole lors d'un GP inaugural et la quatrième de sa carrière. Mais jamais le Néerlandais n'a encore gagné le premier Grand Prix de l'année. Depuis qu'il est arrivé de manière très précoce en F1 (à 17 ans et 5 mois, en 2015) il a remporté dix victoires en 119 GP.

- "Un grand pas en avant", selon Hamilton -

La marque au taureau, qui a l'habitude de mieux terminer ses saisons qu'elle ne les commence, vient de vivre sa meilleure rentrée des classes, aux essais d'avant-saison ici-même à Bahreïn (12-14 mars) et lors des essais libres donc.

Même si les voitures restent essentiellement les mêmes qu'en 2020, avec un gel de la plupart des développements par mesure d'économie face à la pandémie, le règlement a changé sur quelques points pour réduire les appuis aérodynamiques et préserver les pneus.

Cet hiver, toutes les équipes n'ont pas aussi bien compensé la perte d'appui et Mercedes, en difficulté lors des essais hivernaux, cherche encore la solution idéale: "Nous savions depuis le début que Red Bull était plus rapide que nous", a d'ailleurs déclaré Hamilton après les qualifications.

Pour le tenant du titre britannique, Mercedes a fait un "grand pas en avant" pour suivre le rythme de RB. Ce qu'a confirmé Bottas, même s'il ne pouvait "évidemment" pas se satisfaire d'être derrière Verstappen.

Mercedes n'avait plus laissé échapper une pole position lors d'un Grand Prix inaugural depuis... 2013, dernière année de "l'ère" Red Bull, avec Sebastian Vettel au volant (quatre titres 2010-2013).

Avant la grande révolution de la F1 promise en 2022, avec de toutes nouvelles monoplaces censées revitaliser un sport devenu sans réel suspense pour la victoire finale, un duel entre les deux ogres est donc attendu.

Seule ombre au tableau pour Red Bull, sa recrue mexicaine Sergio Pérez ne partira que 11e.

- Ferrari de retour ? -

Derrière, plusieurs écuries peuvent se mêler, sans doute épisodiquement, à la lutte. Ferrari, 6e l'an dernier, espère retrouver de sa superbe. L'écurie la plus titrée de l'histoire compte sur un duo de pilotes renouvelé. Dimanche sur la grille, le Monégasque Charles Leclerc partira sur une belle 4e place, alors que la recrue espagnole Carlos Sainz Jr partira 8e.

Le Français Pierre Gasly (AlphaTauri), très en vue lors des essais et qualifications, partira 5e. Vainqueur de son premier GP l'an dernier en Italie, il apprécie le circuit de Sakhir: il s'y était classé 4e lors de sa première saison complète en 2018.

McLaren, 3e écurie l'an dernier et qui a retrouvé un moteur Mercedes, devrait encore jouer les premiers rôles avec l'Australien Daniel Ricciardo, 6e au départ, et le Britannique Lando Norris, 7e.

Quant aux deux nouvelles identités du paddock, elles ont eu des qualifications mitigées: pour l'écurie française Alpine, nouveau nom de Renault repeint en bleu-blanc-rouge, le Français Esteban Ocon partira en 16e position. Derrière l'Espagnol Fernando Alonso 9e, de retour en F1 à 39 ans après deux ans d'absence.

Pour Aston Martin (ex-Racing Point), de retour après 61 ans d'absence en F1, Vettel, parti de Ferrari, sera seulement 18e au départ, victime d'un drapeau jaune en Q1, alors que Lance Stroll sera 10e.

Vettel devance Mick Schumacher (Haas), le fils de Michael, qui débutera son tout premier Grand Prix au 19e rang.