Patinage: Aymoz ambitionne de se "rapprocher le plus possible du podium" aux JO-2022

Paris (AFP) –

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Kevin Aymoz, "très heureux" d'avoir obtenu deux quotas pour les JO-2022 dans la catégorie messieurs aux Championnats du monde de patinage artistique, samedi à Stockholm, ambitionne de se "rapprocher le plus possible du podium olympique" dans un an à Pékin.

"C'était mon but d'être dans le top 10 pour qualifier deux patineurs (français) pour les Jeux olympiques, rappelle Aymoz. Ca me tenait à coeur. J'étais très stressé. Je suis content de ce que j'ai fait même si le programme n'était pas parfait et que j'ai fait des erreurs."

Déjà neuvième après le programme court, le patineur grenoblois a conservé la même position au bout du libre, avec un total de 254,52 points, malgré une rotation incomplète d'un de ses deux quadruples boucles piqués et deux réceptions approximatives.

"J'avais beaucoup de pression. C'était très important pour moi d'avoir deux places, on n'a pas eu ça depuis Sotchi (en 2014)", souligne Aymoz.

"Je suis très heureux, je me suis battu, je n'ai pas abandonné, je sens que la pression a disparu", poursuit-il.

Aymoz ne fera pas le voyage à Pékin sans ambition.

"Mon but, c'est de me rapprocher le plus possible du podium olympique, d'être dans le top 5, affirme-t-il. Être sur le podium, ça va être très dur, mais je vais travailler aussi dur que possible pour performer aux JO, aux Championnats d'Europe (en janvier 2022 à Tallinn) et aux Championnats du monde (en mars 2022 à Montpellier)."

- Entre France et Etats-Unis -

"Il va falloir bosser, techniquement et artistiquement. Mon objectif principal, c'est de mettre au minimum cinq quads, deux dans le court et trois dans le long. Boucle piqué et Salchow, je sais plutôt faire. On va travailler sur le Lutz et le Flip, ils sont bien aux entraînements, explique-t-il. Et je veux créer deux programmes où on se dise: +C'est du Kevin Aymoz+."

Comment va-t-il organiser sa saison olympique, lui qui s'entraînait en Floride avant que la pandémie de Covid-19 ne s'installe, avec John Zimmerman - suspendu deux ans dans l'affaire Morgan Ciprès mais qui peut faire appel - et Silvia Fontana, mais qui a passé l'année écoulée à Grenoble, auprès de Françoise Bonnard ?

Il envisage de "faire du 50-50 entre les Etats-Unis et la France" mais "à cause du coronavirus, c'est très confus pour l'instant, c'est encore à définir".

"On est une vraie équipe, insiste-t-il. Françoise a été ma coach pendant plus de quinze ans, et John et Silvia, c'est grâce à eux que je suis dans le top 10 mondial, ils m'apportent beaucoup."

Il y a deux ans, Aymoz s'était classé onzième des Mondiaux de Saitama, au Japon.