Foot: les Bleues se mesurent à l'Angleterre, "gros calibre" et vrai test

L'attaquante Eugénie Le Sommer contrôle le ballon lors du match de qualification pour l'Euro 2021 entre la France et la Macédoine du Nord au stade de la Source à Orléans, le 23 octobre 2020
L'attaquante Eugénie Le Sommer contrôle le ballon lors du match de qualification pour l'Euro 2021 entre la France et la Macédoine du Nord au stade de la Source à Orléans, le 23 octobre 2020 FRANCK FIFE AFP/Archives
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Touques (France) (AFP)

Invaincue depuis le Mondial-2019 à domicile, l'équipe de France féminine dispute contre l'Angleterre l'une de ses plus grandes affiches depuis deux ans vendredi à Caen (21h10), un match amical troublé par les absences des cadres lyonnaises pour cause de Covid-19.

Après les tests PCR, le test sur le terrain! Privées d'Amandine Henry, Amel Majri, Wendie Renard, Delphine Cascarino et Sakina Karchaoui, toutes testées positives après l'apparition d'un cluster à l'OL, les Françaises s'avancent sans repères contre les Anglaises, 6e mondiales, avant d'accueillir mardi au Havre les doubles championnes du monde américaines.

Parmi les Lyonnaises, traditionnelles habituées du onze de départ des Bleues, seule Eugénie Le Sommer, déjà testée positive le mois dernier en marge du précédent rassemblement international, a pu répondre à l'appel de la sélectionneuse Corinne Diacre malgré les protestations du président lyonnais Jean-Michel Aulas qui prônait la prudence.

Elle a rejoint ses partenaires mardi dans leur centre d'entraînement de Clairefontaine, avec un jour de retard pour respecter la période d'isolement obligatoire en tant que "cas contact".

La meilleure buteuse de l'histoire de l'équipe de France viendra donc renforcer l'attaque des Bleues au stade d'Ornano, somme toute compétitive avec les Parisiennes Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani.

- L'Angleterre, "un gros calibre" -

Pour Corinne Diacre, de telles absences seront néanmoins difficiles à compenser. La sélectionneuse se satisfera que cette situation ne soit pas survenue lors des qualifications pour l'Euro-2022, à l'automne, mais elle regrettera sans doute de ne pouvoir aligner son meilleur onze face à l'une des plus grosses nations affrontées depuis le Mondial-2019 et l'élimination en quart de finale contre les Etats-Unis (2-1).

"On est en renouvellement, en construction, parfois ça peut être un mal pour un bien même si j'aurais préféré avoir tout mon groupe sous la main", a évacué la technicienne, elle-même testée positive à l'automne avant un rassemblement.

Depuis le Mondial, les Tricolores ont joué 15 rencontres, pour 13 victoires et deux matches nuls... Une série d'invincibilité régulièrement mise en avant par Diacre pour balayer les critiques de certaines joueuses, principalement lyonnaises, quant à son management; et par le président de la Fédération Noël Le Graët pour défendre le bilan de sa technicienne.

Mais hormis un duel contre les championnes d'Europe néerlandaises (3-3) juste avant le confinement de mars 2020, elles n'ont pas eu l'occasion de se frotter au gotha mondial.

L'Angleterre, hôte du prochain Euro et qualifiée en tant que sélection britannique pour les Jeux olympiques de Tokyo cet été (au contraire des Bleues), en fait partie, avec son armada venue en grande partie de Chelsea et Manchester City, les deux mastodontes de la "Women Super League", le championnat local en plein essor.

"Elles ont l'objectif des JO et surtout de gagner l'Euro chez elles. C'est un gros calibre, une équipe qui se construit depuis plusieurs années", souligne auprès de l'AFP Kenza Dali, joueuse de West Ham qui craint tout particulièrement l'ailière de City Chloe Kelly, meilleure passeuse du Championnat (11 passes décisives pour 7 buts).

Sans oublier Nikita Parris, l'autre Lyonnaise ayant échappé au cluster rhodanien pour rejoindre elle aussi tardivement la sélection dirigée par l'intérimaire norvégienne Hege Riise, nommée mi-janvier pour une période provisoire en remplacement de Phil Neville.