Les grévistes de la Fonderie de Bretagne manifestent à Lorient avant un CSE

Rennes (AFP) –

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Environ 150 salariés de la Fonderie de Bretagne (FDB), en grève depuis le 27 avril, sont rassemblés lundi devant la sous-préfecture de Lorient pour empêcher la tenue d'un Conseil social et économique (CSE) qui doit acter la vente de l'usine, a-t-on appris auprès de la CGT.

"Le CSE doit se tenir à 14h30 (à la sous-préfecture, ndlr) et doit officialiser la séparation de Renault avec la Fonderie de Bretagne et la recherche d'un repreneur", a expliqué Maël Le Goff, délégué CGT, joint par l'AFP.

"On veut empêcher le CSE de se tenir. C'est la 3e semaine de grève, c'est de plus en plus en tendu, au fur et à mesure du monde va arriver", a indiqué M. Le Goff.

Selon la CGT, des pneus brûlent devant la sous-préfecture alors que la rue a été bloquée.

Interrogée par l'AFP, la préfecture du Morbihan n'avait pas d'information complémentaire dans l'immédiat sur la situation et le programme de la journée.

Le 4 mai, Les salariés de la Fonderie de Bretagne de Caudan (Morbihan) s'étaient rendus en cortège à la préfecture de Vannes pour faire entendre leurs revendications

A l'été 2020, le constructeur automobile a demandé une revue stratégique qui a conclu que le site devait diversifier ses activités et poursuivre la réduction de ses coûts de production.

Les salariés de la FDB demandent leur maintien au sein du groupe Renault, qui a annoncé le 11 mars la mise en vente de l'usine afin de "pérenniser les activités et les emplois".

Installée près de Lorient depuis 1965, la Fonderie de Bretagne, qui compte à présent 350 salariés, fabrique des bras de suspension, des collecteurs et coudes d'échappement, ainsi que des différentiels de boîte de vitesse.