Tour d'Italie: Ewan double dans les sprints du Giro

Termoli (Italie) (AFP) –

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Nouveau sprint victorieux pour Caleb Ewan: l'Australien s'est imposé pour la deuxième fois depuis le départ du Giro, vendredi, à Termoli, deux jours après son premier succès.

Ewan, la fusée de poche venue de Tasmanie (1,67 m pour 69 kg), s'est fixé pour objectif en 2021 de gagner dans les trois grands tours, le Giro, le Tour de France et la Vuelta. Au moins une étape... puisqu'il a déjà bissé sur le Giro en dominant tous ses adversaires.

Le plus prompt à réagir quand le Colombien Fernando Gaviria a tenté d'anticiper le sprint dans le dernier kilomètre, Ewan a devancé de plus d'une longueur l'Italien Davide Cimolai. Le Belge Tim Merlier s'est classé troisième et ses autres rivaux ont été nettement distancés à l'exemple du Slovaque Peter Sagan (14e), coincé le long des barrières.

Grand favori du jour, Ewan a marqué une supériorité manifeste vendredi pour porter à cinq sa collection d'étapes du Giro, le même total que sur le Tour de France. Il est vrai que la petite côte située avant la flamme rouge du dernier kilomètre, dans les rues de Termoli, représentait un tremplin idéal pour un coureur dont les qualités d'explosivité lui ont valu son surnom ("pocket rocket").

"Je savais que ce serait un bon final pour moi", a reconnu le Tasmanien de la formation Lotto. "Il s'agissait d'être intelligent et de bien travailler avec l'équipe. Dans les dix derniers kilomètres, nous sommes restés toujours devant. L'endroit stratégique était était la première partie de la montée, il fallait être bien placé".

- Valter savoure le rose -

"La conclusion était très difficile, j'ai dû aller puiser en moi-même pour gagner", a toutefois ajouté le vainqueur de Termoli, qui a dû reprendre son souffle après l'arrivée sous la violence de l'effort final.

L'étape de 181 kilomètres, contrariée par un vent de face soufflant du sud, s'est avérée sans conséquence pour le classement général toujours mené par Attila Valter. Le jeune Hongrois de l'équipe Groupama-FDJ (22 ans) a savouré sa première journée avec le maillot rose qu'il devra défendre dès samedi, à la veille de la dure étape de Campo Felice dans les Abruzzes.

"Je me sentais un coureur différent avec ce maillot", a déclaré Valter, leader du Giro avec 11 secondes d'avance sur le Belge Remco Evenepoel et 16 secondes sur le Colombien Egan Bernal, les deux premiers favoris de la course. "Quand les gens applaudissaient le maillot rose, j'ai dû me pincer pour me rendre compte que c'était vraiment moi".

Samedi, la 8e étape entame la remontée dans la péninsule entre Foggia, le point le plus au sud atteint par cette 104e édition, et Guardia Sanframondi. Le parcours vallonné de 170 kilomètres alterne montées et descentes dans le massif des Abruzzes avant les trois derniers kilomètres en côte.

Les puncheurs (pourquoi pas Sagan ?) sont avantagés mais les coureurs du classement général sont également concernés par ce profil propice à des écarts minimes sur la ligne.