Golf: McIlroy et Spieth, épouvantails du Championnat PGA

Los Angeles (AFP) –

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L'un revient à Kiawah Island (Caroline du Sud) sur la terre de son premier sacre Majeur, l'autre rêve d'y remporter le seul titre du Grand Chelem manquant à son palmarès: Rory McIlroy et Jordan Spieth s'avancent en favoris du Championnat PGA.

Pour qui soufflera le vent, à partir de jeudi ? Eole s'invite souvent sur le parcours le plus long de l'histoire pour un Majeur, considéré par le magazine de référence Golf Digest comme étant le plus difficile aux Etats-Unis, bordé de friches marécageuses d'un côté et longeant l'océan Atlantique de l'autre, le tout sous l’œil accueillant des alligators maîtres des lieux.

Voilà pour le décor et les conditions, lesquelles semblent convenir à Jordan Spieth, qui a mis fin à quatre ans de disette en remportant l'Open du Texas le mois dernier, et a fini 3e du Masters d'Augusta dans la foulée, avant de contracter le Covid-19.

"J'ai l'impression que les coups de fer face au vent et le contrôle des distances sont l'une de mes forces, et j'espère que ce sera le cas", a déclaré cette semaine le vainqueur du Masters et de l'US Open en 2015, ainsi que du British Open en 2017.

- "Beaucoup d'opportunités" -

"J'ai l'impression que j'aurai beaucoup d'opportunités, si je me concentre simplement sur la façon de tirer profit de ce parcours et que je reste dans la même forme, du tee au green, qui a été la mienne ces dernières semaines", a ajouté celui qui peut rejoindre à 27 ans le club très fermé des lauréats de chacune des quatre levées du Grand Chelem avec Tiger Woods, Jack Nicklaus, Gary Player, Gene Sarazen et Ben Hogan.

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La concurrence sera féroce, à commencer par celle du tenant du titre Collin Morikawa (N.7) qui avait surpris tout le monde lors de l'édition 2020 du PGA à Harding Park, sur les hauteurs de San Francisco.

Mais celui vers lequel les regards se tournent est Rory McIlroy, qui retrouve aussi la forme à point nommé puisqu'il vient de remporter le Wells Fargo Championship, mettant fin à 18 mois sans titre.

Or le Nord-Irlandais de 32 ans présente l'avantage d'avoir fait ses preuves à Kiawah Islands, puisqu'il y a déjà remporté l'USPGA en 2012, avec rien de moins que huit coups d'avance sur l'Anglais David Lynn.

"J'ai très bien joué là-bas, la dernière fois. Je vais essayer de réviser mes leçons et de me re-familiariser un peu avec le parcours. C'est certainement un bon timing que d'y retourner maintenant. J'ai un regain de confiance, sachant que je n'ai jamais été aussi proche de retrouver mon meilleur niveau", a-t-il dit.

Sous les yeux de quelque 10.000 spectateurs par jour, soit un tiers de l'affluence habituelle, coronavirus oblige, l'Américain Bryson DeChambeau espère profiter de sa force de frappe pour avaler les yards sur un "Ocean course" qui en compte 7.876 (7.201 mètres).

- L'inconnue Johnson -

"J'ai l'impression de monter en puissance. Je suis impatient, car à chaque fois qu'il s'agit d'un parcours super long, cela me convient assez bien. Si je suis à l'aise avec mon driver, je pense que j'ai de bonnes chances de gagner", a confié le N.4 mondial qui s'était imposé de la sorte au dernier US Open.

Cette 103e édition proposera une nouveauté avec l'utilisation autorisée de télémètres, qui mesurent la distance.

Le N.2 mondial, Justin Thomas, ne compte pas utiliser ce type d'appareils. "Je ne les aime pas vraiment. Je pense que cela enlève l'avantage d'avoir un bon caddie qui va sur le terrain et fait le travail à l'avance", a expliqué celui qui peut se hisser au sommet du classement en cas de sacre et si Dustin Johnson ne finit pas dans le top 5.

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Or ce dernier traverse une passe difficile, depuis sa victoire en février au Saudi International, comptant pour le circuit européen. Il a manqué le cut au Masters, dont il était pourtant le tenant du titre et a dû déclarer forfait la semaine passée pour le Byron Nelson à Dallas en raison d'un genou douloureux.