Natation: après l'or du 100 m papillon, Wattel en pole sur 100 m

Budapest (AFP) –

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"J'espère assumer la ligne 4" : sacrée sur 100 m papillon en début de semaine, Marie Wattel abordera la finale du 100 m avec le meilleur chrono, aux Championnats d'Europe, samedi à Budapest, à deux mois des Jeux olympiques de Tokyo.

L'avant-dernière journée de compétition verra aussi l'entrée en lice sur 50 m de Florent Manaudou et sur 100 m papillon de Mehdy Metella.

Wattel, valeur montante de la natation française à bientôt 24 ans, et billet olympique déjà en poche tant sur 100 m que sur 100 m papillon depuis fin mars, entretient sa belle dynamique dans le bassin hongrois : elle a signé vendredi soir le meilleur temps des demi-finales de la course reine, en 53 sec 34, à deux centièmes de son record personnel (53.32 en mars). Plus vite que les Néerlandaises Femke Heemskerk (53.49) et Ranomi Kromowidjojo (53.59).

"J'espère assumer la ligne 4 demain (samedi). C'est sûr que c'est beaucoup de pression d'être ligne 4 en finale du 100 m. Mais je suis prête. J'ai juste envie de faire une belle course et de montrer que je suis là", affirme la sprinteuse qui s'entraîne à Loughborough, au coeur de l'Angleterre.

"Si déjà je peux aller chercher mon meilleur temps demain, ce sera top. S'il y a un podium, ce sera encore mieux. Et s'il y a un doublé, ce sera vraiment magique, on va tout faire pour", imagine-t-elle.

Forte d'une assurance nouvelle, Wattel ne compte pas pour autant renoncer au 50 m papillon, dont séries et demi-finales sont également programmées samedi.

- Deux finalistes sur 200 m dos -

"C'est un challenge que je voulais me fixer, je n'ai pas envie de reculer, d'abandonner, assume-t-elle. Parce qu'aux prochains Championnats d'Europe, ce sera deux courses où j'aurai envie d'aller décrocher des médailles. Il faut que je m'entraîne dès maintenant."

"J'espère faire des médailles sur les deux courses dès ce week-end", ose même Wattel, déjà médaillée de bronze avec le 4x100 m féminin lundi, à la veille de son premier titre international individuel sur 100 m papillon.

Deux jeunes nageurs bleus se sont aussi invités en finale samedi, eux sur 200 m dos : Antoine Herlem, 21 ans depuis deux jours et pour son tout premier championnat international, avec le cinquième chrono (1:56:63), et Yohann Ndoye Brouard (20 ans), avec le sixième (1:57:06), au lendemain de son bronze européen sur 100 m dos. Le meilleur temps a été réalisé par le Britannique Luke Greenbank (1:54.43).

Pour Herlem, la progression chronométrique est fulgurante : le Toulousain se présentait avec un record personnel de 1 min 58 sec 10. Il l'a raboté de plus d'une seconde et demie (1:56.42) dès les séries, avant de confirmer avec un temps dans les mêmes eaux en demi-finales.

"Je ne m'attendais pas à être à ce niveau, à performer au niveau européen. Je ne m'attendais pas non plus à refaire ce temps, s'étonne-t-il. Je suis tout nouveau, c'est ma première équipe de France A, passer en finale, c'est une expérience incroyable."

Ndoye Brouard, lui, ne cache pas qu'il commence à accuser le coup physiquement. "Ca commence à être dur. Je n'ai jamais fait une compèt' avec autant de courses, séries, demies et finales sur 50, 100 et 200 m dos, plus le relais 4 nages. Et mes exams ! J'ai fait un exam hier (jeudi) à 21 h, et j'en fais encore un ce soir (vendredi) !", énumère l'apprenti kiné, qui vit son premier championnat international en grand bassin.