Carburants : Jean Castex annonce une "indemnité inflation" exceptionnelle de 100 euros

Le Premier ministre Jean Castex sur le plateau du journal de 20 heures de TF1, le 21 octobre 2021.
Le Premier ministre Jean Castex sur le plateau du journal de 20 heures de TF1, le 21 octobre 2021. © Ludovic Marin, AFP

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé, jeudi, qu'une "indemnité inflation" exceptionnelle de 100 euros serait versée aux Français gagnant moins de 2 000 euros net par mois afin de les aider à faire face à la hausse des prix, de l'essence notamment.

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Une "indemnité inflation" de 100 euros sera versée à chaque Français qui gagne moins de 2 000 euros net par mois à partir de décembre, a annoncé le Premier ministre Jean Castex sur TF1 face à la hausse des prix de l'énergie et des carburants.

Cette indemnité sera versée automatiquement, sans aucune démarche nécessaire, aux salariés (dès fin décembre), fonctionnaires (janvier), indépendants, chômeurs ou retraités (un peu plus tard), soit à 38 millions de personnes au total, afin de répondre à la hausse des prix des carburants et autres produits, a-t-il dit, une mesure "qui se voit", a insisté le Premier ministre.

"L'indemnité inflation" concerne "les gens qui travaillent, c'est-à-dire qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler (...), les retraités, les chômeurs, les indépendants, les artisans, les agriculteurs ", a indiqué Jean Castex sur TF1.

Le chef du gouvernement a mis en parallèle ce montant de 100 euros, pour contrecarrer l'inflation en général, à une somme de 80 euros qu'il assimile à la facture, en moyenne, de la hausse des carburants sur l'année (en se basant sur 9 centimes par litre de plus à la pompe sur l'année et une distance moyenne parcourue par les Français de 14 000 kilomètres).

Une dépense de 3,8 milliards d'euros

C'est la solution "la plus juste, la plus efficace", a estimé Jean Castex, qui s'applique aux automobilistes et aux autres, à ceux qui vont travailler en voiture ou pas.

Malgré cette dépense supplémentaire de 3,8 milliards d'euros, qui sera tirée du budget général de l'État, le Premier ministre a assuré que la France tiendrait ses engagements en matière de déficit public.

Le gouvernement a annoncé "un déficit à 5 %, donc en forte diminution par rapport à 2021, en 2022, nous tiendrons cet objectif", a-t-il asséné.

Il a également tenu à "confirmer (...) ce que je vous ai dit à cette antenne le 30 septembre : en 2021, le pouvoir d'achat des Françaises et des Français augmentera, je vous donne rendez-vous."

Le prix du gaz bloqué jusqu'à fin 2022

Le prix du gaz en France sera par ailleurs bloqué "tout le long de l'année 2022", et non seulement jusqu'à avril 2022, a également annoncé le Premier ministre français en soulignant le niveau élevé des cours mondiaux.

Les experts "nous disent que vraisemblablement la décrue" des prix "sera plus lente" que prévue et "donc nous avons pris nos responsabilités, en maintenant le blocage des prix sur tout le long de l'année 2022", a déclaré le Premier ministre.

Le président Emmanuel Macron avait promis jeudi dernier "une action de court terme d'accompagnement des ménages" pour réduire l'impact de la hausse des prix de l'essence mais l'indemnité annoncée par Jean Castex vise plus largement l'inflation.

Plusieurs pistes étudiées

Depuis plusieurs jours, le gouvernement hésitait entre la piste d'un "chèque carburant", privilégiée par Bercy, et celle d'une baisse de la fiscalité, par l'intermédiaire de la TVA ou de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques).

"On va passer par différents circuits. On détaillera tout ça dans les jours à venir", a dit le chef du gouvernement, mettant en avant une décision "juste, la plus efficace".

Face à l'actuelle flambée des prix de l'énergie alimentée par la forte demande en phase de reprise économique après la pandémie de Covid-19, l'exécutif avait déjà annoncé le versement d'un chèque énergie supplémentaire de 100 euros à six millions de ménages modestes, le gel des tarifs réglementés du gaz jusqu'en avril 2022 et une limitation à 4 % de la hausse du tarif réglementé de l'électricité prévue début 2022.

Avec AFP

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