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Ici l'Europe

Juncker : "Dans le programme grec, il y a eu des erreurs d’appréciation"

Capture d'écran France 24

Jean-Claude Juncker est depuis 100 jours à la tête de la Commission européenne. Pour France 24 et RFI, il aborde les principaux défis auxquels l'Europe doit faire face : la situation économique de la Grèce et le conflit qui ravage l'Ukraine.

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Jean-Claude Juncker préside la Commission européenne depuis maintenant 100 jours. Cet ancien homme politique luxembourgeois se trouve ainsi en première ligne face aux défis de l'Europe. En premier lieu : la Grèce et l'élection du candidat anti-austérité, Alexis Tsipras, au poste de Premier ministre le 25 janvier dernier.

Interrogé par Caroline de Camaret (France 24) et Dominique Baillard (RFI), sur une possible remise en question des plans d'austérité imposés aux pays européens du sud, Jean-Claude Juncker a souligné que "si un pays vote, il faut bien évidemment respecter l’expression du suffrage universel [...]". "Mais dans l’Eurogroupe, il y a 18 autres démocraties à côté. Et dans l’Europe, il y a 27 autres démocraties. Vous ne pouvez pas considérer que si un gouvernement est élu sur un programme, ce programme soit appliqué à tous les autres", a-t-il ajouté.

>> À lire sur France 24 : "Comment la Grèce veut snober la Troïka"

L'ancien Premier ministre luxembourgeois a néanmoins consenti que des erreurs "d’appréciation et d’ajustement" avaient été commises dans le programme imposé à la Grèce. "Sur le plan de la politique sociale, le poids mis sur les épaules des Grecs, et notamment des Grecs pauvres, était trop lourd", a-t-il notamment reconnu.

"Les États européens ne deviendront pas des acteurs de la guerre ukrainienne"

Au sujet de l'accord conclu jeudi 12 févier à Minsk entre la Russie et l'Ukraine, sous la houlette de la France et de l'Allemagne, Jean-Claude Juncker a tenu à "rendre hommage à l’action du couple franco-allemand qui a représenté l’Europe".

Alors qu'une livraison d'armes létales aux sodlats ukrainiens a été votée au Congrès américain mi-décembre, le président de la Commission européenne a fortement nuancé cette décision. "Pourquoi [les Américains] livreraient-ils des armes ?", a-t-il  demandé avant de préciser : "Je ne crois pas qu’il puisse y avoir une solution militaire à ce conflit. La solution doit être diplomatique."

Jean-Claude Juncker s'est également exprimé sur l'affaire Luxleaks alors que le Parlement européen vient de mettre en place à Strasbourg une commission spéciale, chargée de mettre à jour les pratiques douteuses dans le domaine fiscal de certains États membres de l'Union.

Enfin, le président de la Commission européenne a réagi à l'annonce de la mort de 300 nouveaux migrants en Méditerranée. Il a déclaré qu'une "véritable politique européenne d'immigration serait mise en place dans les mois à venir", rappelant également que l'Union européenne devait "continuer à agir dans les pays d’origines des réfugiés".

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