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L'Entretien

Félix Tshisekedi : "Je ne suis pas une marionnette"

Capture d'écran France 24

Dans un entretien à France 24 et RFI, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a dit ne pas être la "marionnette" de Joseph Kabila. Il a qualifié la controverse autour de son élection de "spéculation destinée à déstabiliser".

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Le président de la République démocratique du Congo a accordé à France 24 et RFI samedi 29 juin son premier entretien depuis son arrivée au pouvoir. Félix Tshisekedi revient sur la polémique autour de sa victoire face à Martin Fayulu. "C’est de la spéculation, destinée simplement à vouloir déstabiliser les institutions dans le but bien compris de certains qui sont à la base de ce genre de manipulations, notamment le candidat malheureux", affirme-t-il à propos de la controverse. "Pour ma part, je dis, tout ça, c’est du pipeau, ça n’a rien à voir avec la réalité", ajoute le président congolais.

"Je ne pense pas que je sois une marionnette" de Joseph Kabila, estime le président congolais, réagissant aux accusations portées par son adversaire Martin Fayulu. Évoquant les sujets qui fâchent entre le camp Kabila et le sien, Félix Tshisekedi réaffirme sa volonté de changement et son souhait de mettre fin "aux mauvaises habitudes telles que la corruption, telles que l’impunité. Et ça, je suis déterminé. Il n’y a rien qui m’empêchera de le faire. Et soyez-en sûrs, mon prédécesseur ne m’empêche pas de le faire", déclare-t-il. Le président congolais insiste notamment sur son droit de regard quant à la nomination des ministres régaliens.

"Il n'y aura pas de répression" de la manifestation de l'opposition dimanche

"Il n’y aura pas de répression. Les forces de sécurité sont formées pour maintenir la paix", poursuit Félix Tshisekedi au sujet de la manifestation organisée dimanche par l’opposition à Kinshasa. Le président de la République démocratique du Congo maintient l’interdiction de cette protestation, déjà prononcée par le gouverneur de la capitale.

"Bien sûr que je suis d’accord avec cette interdiction. Parce que, souvenez-vous, il y a quelques jours une manifestation a été autorisée et elle a donné lieu à des débordements (…) Nous avons comme l’impression que certains confondent démocratie et anarchie. On ne peut pas, alors qu’on a l’autorisation de manifester, faire des débordements et s’en prendre à de paisibles concitoyens ou à du mobilier urbain. Ce sont des choses inacceptables", affirme-t-il, rappelant qu’il n’a interdit "aucune manifestation" depuis son arrivée au pouvoir. "Les droits et les libertés des citoyens sont garantis", conclut le président congolais.

Concernant la présence de l’organisation État islamique en RD Congo, Félix Tshisekedi affirme avoir des renseignements selon lesquels "les FDA [Forces démocratiques alliées] se sont inscrites dans cette logique terroriste prônée par l’État islamique". "Il y a comme une sorte de syndicat du crime, du terrorisme, avec les Shebab et les Boko Haram qui ne sont pas très loin", déclare le dirigeant congolais, affirmant avoir "l’appui des États-Unis là-dessus, mais pas seulement, de toutes les nations qui forment l’organisation internationale contre le terrorisme".

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