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Irak : défigurée par la guerre contre le groupe EI, Mossoul tente de se relever

Mossoul, en Irak
Mossoul, en Irak France 24

En 2014, les terroristes de l’organisation État islamique avaient fait de Mossoul la capitale de leur "califat" en Irak, avant de prendre le contrôle de près d'un tiers du pays. La libération de la ville en 2017 s’est faite au prix de l’une des campagnes de bombardements les plus brutales de notre époque. Nos reporters se sont rendus à Mossoul, en ruine. Ils ont rencontré des habitants qui tentent de reconstruire leur ville et réapprendre à vivre.

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Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, dans le nord de l'Irak, signifie "jonction" en arabe. Cette ville plusieurs fois millénaire s'étend de part et d'autre du fleuve Tigre. Pour accéder à la vieille ville, il faut emprunter le vieux pont, le seul encore en état. C'est dans ce quartier qu'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l'organisation État Islamique (EI), avait fait sa première apparition publique et proclamé la création du califat depuis la grande mosquée al-Nuri, aujourd'hui en ruine. Les travaux de reconstruction sont lents et coûteux. 

>> À lire : "En visite à l'Unesco, le président irakien plaide pour la reconstruction de Mossoul"

À l'été 2014, la rapidité avec laquelle la ville était tombée sous la coupe des terroristes a jeté sur la population locale un voile de suspicion qui est encore aujourd'hui loin d'être dissipé. Mossoul, première ville sunnite d'Irak, est désormais quadrillée par des forces de sécurité en grande majorité chiite. Parmi elles, les Hachd al-Chaabi, très liées à l'Iran, continuent de combattre les cellules dormantes de l'EI dans le désert environnant la ville. 

Pendant près d'une semaine, nos reporters ont rencontré des habitants, des soldats, mais aussi des imams qui ont la tâche d'éviter que les fidèles ne se radicalisent. Dans une ville où les autorités locales chiites peinent à assoir leur légitimité, les jeunes, majoritaires dans la population, se montrent les plus entreprenants pour tourner la page sombre de l'EI. Partout où ils sont allés, nos reporters ont été accueillis par des Mossouliotes qui espèrent qu'un jour, le nom de leur ville cessera d'être systématiquement associé au terrorisme islamiste. 

>> À voir : "Le violoncelliste Karim Wasfi veut reconstruire Mossoul par la musique"

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