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Exclusif : en Irak, au cœur de la révolte

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REPORTERS © FRANCE 24

Un mouvement de contestation dure en Irak depuis plusieurs mois, malgré une répression de plus en plus violente. Depuis le mois d'octobre, de nombreux manifestants réclament la fin de la corruption dans le pays et le départ d'une classe politique jugée corrompue. Nos reporters Cyril Payen et Amar Al Hameedawi ont pris la route du grand sud irakien, là où tout a commencé.

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>> Regardez aussi le débat entre nos invités, en présence de notre grand reporter Cyril Payen.

Nassirya, Bassorah, Kerbala, Najaf... depuis quatre mois, ces villes irakiennes sont en ébullition. Par milliers, des manifestants antisystème – étudiants, membres de la société civile, anciens combattants – prennent tous les risques pour occuper des quartiers et dénoncer l'incurie du pouvoir à Bagdad, la mainmise des milices religieuses ou encore l'ingérence étrangère dans le pays. Depuis le début, la révolte irakienne a fait plusieurs centaines de morts et des dizaines de milliers blessés dans tous le pays.

Pour aller à la source du grand mouvement d'insurrection populaire qui a débuté en octobre 2019, direction le grand sud irakien, à majorité chiite.

"Nous sommes prêts à nous sacrifier pour la réforme de l'Irak", explique Mohamed, un chef rebelle âgé d'à peine 18 ans. Avec les blocages dont ils sont à l'origine, Mohamed et ses amis prennent d'énormes risques : ils sont depuis lontemps dans le collimateur du pouvoir et des milices pro-iraniennes – le bras armé invisible qui frappe depuis des mois les rebelles anti-système. À Nassirya, quatrième ville du pays, 120 manifestants ont été tués et on compte des milliers de blessés.

"Qui va bénéficier de ce chaos ?"

Hussein est avocat à Nassirya. Lui aussi a tout quitté pour s'engager dans le mouvement prodémocratique. "Ici, une microsociété irakienne est portée par l'espoir du changement", explique celui qui est le leader de la place Haboubi, dans le centre-ville. "On ne se bat que pour un seul drapeau : celui d'Irak, celui des patriotes."

À Kerbala, dans l'un des sanctuaires les plus sacrés de l'islam chiite, le pays tout entier est rivé aux préches de l'ayatollah Ali Sistani, la figure religieuse la plus respectée d'Irak. L'un des membres de sa garde rapprochée déclare : "Les contestataires, au début des manifestations, étaient portés par des revendications légitimes, tout était clair. Seulement il me semble qu'aujourd'hui nous avons dépassé ce stade. Il y a des gens qui utilisent ces manifestations. Qui va bénéficier de ce chaos ? Il y a des forces occultes, des pays étrangers loin de l'Irak qui ont des idées derrière la tête, et ils ont mis ces idées dans la tête des contestataires."

Reportage exclusif au cœur de la révolte irakienne.

>> Le monde dans tous ses États : "Irak : après la guerre, la révolte"

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