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Reporters

Syrie : les chrétiens en péril

Des chrétiennes dans la petite église du village de Tall Tamr, dans le nord-est de la Syrie. Certaines d'entre elles ont été enlevées par l’organisation État Islamique pendant un an en 2015. Pauvres, elles ne peuvent pas quitter la Syrie.
Des chrétiennes dans la petite église du village de Tall Tamr, dans le nord-est de la Syrie. Certaines d'entre elles ont été enlevées par l’organisation État Islamique pendant un an en 2015. Pauvres, elles ne peuvent pas quitter la Syrie. © Chris Huby / Le Pictorium

Dans le nord-est de la Syrie, la communauté chrétienne est plus que jamais menacée. En octobre dernier, elle s’est retrouvée au milieu de la bataille qui a opposé les Turcs et les Kurdes. En parallèle, des cellules dormantes de l’organisation État islamique s’activent dans la région et la minorité chrétienne représente l’une de leurs cibles. Nos reporters Chris Huby et Matthieu Delmas sont partis à la rencontre de cette communauté qui vit dans la peur.

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Dans le nord-est de la Syrie, les chrétiens se retrouvent pris entre deux feux. Le 9 octobre dernier, lors de l’opération "Source de paix" déclenchée par Ankara à la frontière turco-syrienne contre les Unités de protection du peuple (YPG) kurdes, les chrétiens, minoritaires, se sont retrouvés au milieu des combats.

Malgré deux accords de cessez-le-feu, les forces turques et leurs supplétifs ont pris le contrôle d’une bande frontalière de 120 kilomètres comprenant une dizaines de localités, dont une poignée de villages de la vallée du Khabour à majorité chrétienne.

>> À voir, notre Reporters : "Le cauchemar des chrétiens de la vallée du Khabour"

En parallèle, des cellules dormantes de l’organisation État islamique se sont activées, ciblant la minorité chrétienne – dont les membres sont considérés comme des mécréants –, et obligeant les troupes américaines à s’installer dans les villages, fin janvier.

Le père Joseph (Hanna Ibrahim pour son nom arabe, Hovsep Bedoyan en arménien) dans son église. Il a été tué par l'organisation EI le 11 novembre 2019.
Le père Joseph (Hanna Ibrahim pour son nom arabe, Hovsep Bedoyan en arménien) dans son église. Il a été tué par l'organisation EI le 11 novembre 2019. © Chris Huby / Le Pictorium

Milices d’autodéfense

Les conséquences ont été désastreuses. Alors que les observateurs internationaux espéraient le retour des chrétiens dans la région, c’est l’inverse qui s’est produit. Un nouvel exode de la minorité chrétienne a lieu vers l’Europe, les États-Unis ou encore l’Australie, et ceux qui partent n'hésitent pas à abandonner tous leurs biens derrière eux.

Parmi ceux qui ont fait le choix de rester en Syrie, malgré le danger et la crise économique, certains ont pris les armes pour assurer leur propre sécurité. Plus de 2 000 chrétiens se sont ainsi organisés en milices. Ils comptent bien se défendre coûte que coûte face à l’ennemi, qu’il soit turc ou jihadiste.

Un soldat de la milice MFS (Syriac Military Council), posté en haut d'une colline de Tall Tamr, non loin de la rivière du Khabour.
Un soldat de la milice MFS (Syriac Military Council), posté en haut d'une colline de Tall Tamr, non loin de la rivière du Khabour. © Chris Huby / Le Pictorium

>> À voir, notre émission spéciale : "Quel avenir pour les minorités au Moyen-Orient ?"

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