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Yémen : un vaste échange de prisonniers entre rebelles et gouvernement

Des prisonniers libérés sont accueillis à l'aéroport de Sanaa, le 15 octobre 2020.
Des prisonniers libérés sont accueillis à l'aéroport de Sanaa, le 15 octobre 2020. © Mohammed Huwais, AFP
6 mn

L'opération d'échange de plus d'un millier de prisonniers entre les rebelles Houthis et le gouvernement au Yémen a débuté avec le décollage de l'aéroport de Sanaa d'un premier avion transportant un groupe de soldats yéménites libérés. 

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Des avions transportant des prisonniers échangés par les belligérants ont décollé de trois aéroports jeudi 15 octobre lors d'une opération qui a pour but de rapatrier environ 1 000 hommes, a déclaré le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Cet échange de prisonniers est "le plus vaste depuis le début du conflit", a souligné le CICR qui organise l'opération.

Le mois dernier, la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite et les rebelles chiites Houthis du Yémen ont trouvé un accord en Suisse pour procéder à l'échange de 1 081 prisonniers, dont 15 Saoudiens, le plus important depuis le début, en décembre 2018, des négociations de paix, qui sont depuis au point mort.

Pour le début de cet échange, plusieurs vols sont partis de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les Houthis, de la ville de Seyoun (sud-est) contrôlée par le gouvernement et de la ville saoudienne d'Abha, selon des responsables rebelles. Un avion a décollé de Sanaa avec à bord 15 soldats saoudiens et 4 soudanais, libérés par les Houthis.

Ces soldats sont arrivés sur une base aérienne de Riyad, a indiqué la télévision d'État saoudienne Al-Ekhbariya, citant la coalition militaire qui intervient au Yémen. Les rebelles Houthis avaient auparavant indiqué que l'avion devait atterrir à Abha, dans le sud de l'Arabie saoudite. 

"Le dialogue pacifique peut donner des résultats"

L'échange, portant sur un total de 1 081 prisonniers, est étalé sur deux jours (jeudi et vendredi), a expliqué sur Twitter le responsable côté rebelles du dossier des prisonniers, Abdel Kader al-Mortadha. L'émissaire de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths, a salué le début de l'opération. "Je me félicite du début de la libération des prisonniers convenue par les parties en septembre en Suisse conformément aux engagements pris à Stockholm", a-t-il écrit dans un communiqué.

"L'opération […] montre une fois de plus que le dialogue pacifique peut donner des résultats", a ajouté le responsable onusien, dont l'organisation a parrainé les accords de Suède et de Suisse. "J'espère que les parties se réuniront bientôt sous les auspices de l'ONU pour discuter de la libération de tous les prisonniers et détenus liés au conflit et apporter un soulagement aux milliers de familles qui attendent d'être réunies avec leurs proches", a encore déclaré Martin Giffiths.

Aux termes de l'accord trouvé, qui fait partie d'une série de mesures visant à relancer les négociations de paix, la guérilla Houthie soutenue par l'Iran s'engage à libérer environ 400 personnes dont 15 soldats saoudiens et 4 soudanais, pendant que la coalition devrait libérer 681 combattants Houthis.

L'échange intervient au lendemain de la libération de deux ressortissants américains détenus par les Houthis, qui ont également remis la dépouille d'un troisième Américain fait prisonnier.

La guerre du Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et entraîné ce que l'ONU décrit comme étant la pire crise humanitaire dans le monde.

Avec AFP et Reuters

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