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Saad Hariri à nouveau désigné Premier ministre pour former un gouvernement au Liban

Saad Hariri, photographié ici en août 2020, est à nouveau nommé Premier ministre.
Saad Hariri, photographié ici en août 2020, est à nouveau nommé Premier ministre. © Kenzo Tribouillard, AFP
9 mn

Saad Hariri, ancien chef de gouvernement du Liban, a été désigné jeudi Premier ministre par le président Michel Aoun au terme de consultations politiques au palais présidentiel de Baabda. 

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Après avoir démissionné il y a près d'un an, Saad Hariri a de nouveau été désigné, jeudi 22 octobre, Premier ministre du Liban pour former un gouvernement, a rapporté la présidence après les consultations parlementaires contraignantes menées par le chef de l'État Michel Aoun. Il a été choisi par une majorité de 65 députés, selon un communiqué lu en conférence de presse par un haut responsable de la présidence.

Promettant une équipe "d'experts" qui ne seraient pas issus de partis politiques, Saad Hariri s'est engagé dans une brève allocution télévisée à "former un gouvernement rapidement, car le temps presse et le pays est confronté à son unique et dernière chance".

La France, en pointe dans le dossier libanais, n'avait cessé ces dernières semaines d'appeler la classe politique libanaise à "prendre ses responsabilités" pour éviter "le chaos et la paralysie".

Crise politique au Liban : Saad Hariri à nouveau désigné Premier ministre
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Marchandages interminables

Le fils de Rafic Hariri avait démissionné il y a quasiment un an jour pour jour sous la pression d'un soulèvement populaire inédit et va devoir s'atteler à la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale dans un Liban en plein effondrement économique.

Son prédécesseur, Moustapha Adib, qui avait été désigné le 31 août, a jeté l'éponge le 26 septembre dernier sans avoir pu former un cabinet, estimant qu'il lui était impossible de surmonter les rivalités entre partis autour de l'attribution des ministères et de former un gouvernement.

La communauté internationale attend du nouveau gouvernement qu'il entreprenne de vastes réformes avant de débloquer des aides financières vitales.

Mais au Liban multiconfessionnel, où le président doit être chrétien maronite, le Premier ministre musulman sunnite et le chef du Parlement musulman chiite, les dirigeants sont abonnés aux marchandages interminables qui font traîner pendant des mois la formation de tout gouvernement.

"Dès que les consultations seront terminées, le coup de sifflet d'une nouvelle bataille sera donné, la bataille de la formation (du gouvernement)", a prédit le quotidien Al-Akhbar, proche du Hezbollah, qui pronostique encore plus de "tensions politiques".

Saad Hariri a obtenu l'appui de la plupart des députés sunnites et de la formation du chef druze, Walid Joumblatt.

Le bloc du Hezbollah, poids lourd de la politique libanaise n'a, quant à lui, pas émis de préférence mais son principal allié, le mouvement Amal, a soutenu la désignation de Saad Hariri, laissant croire à un accord tacite du Hezbollah chiite.

Avec AFP

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