Sept observateurs étrangers, dont un Français, tués dans un crash d'hélicoptère au Sinaï

Un hélicoptère et des membres de la Force multinationale d'observateurs (MFO), photographiés dans la région du Sinaï le 7 mai 2007.
Un hélicoptère et des membres de la Force multinationale d'observateurs (MFO), photographiés dans la région du Sinaï le 7 mai 2007. © Khaled Desouki, AFP (archives)

Un hélicoptère transportant des membres de la Force multinationale d'observateurs (MFO) au Sinaï égyptien s'est écrasé jeudi, tuant sept personnes. Parmi les sept victimes figure un lieutenant-colonel français.

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Sept membres de la Force multinationale d'observateurs (FMO) dans le Sinaï égyptien, dont cinq Américains, un Français et une Tchèque, ont été tués, jeudi 12 novembre, dans le crash de leur hélicoptère au sud de la péninsule.

"Nous sommes profondément attristés par la perte de sept de nos collègues militaires de trois pays, morts dans un crash d'hélicoptère lors d'une mission de routine. Le bilan inclut une Tchèque, un Français et cinq membres américains de la FMO", a indiqué la force tard jeudi soir dans un communiqué.

Un précédent bilan faisait état de huit morts dont six Américains.

Un membre américain de cette force chargée de surveiller la paix entre Israël et l'Égypte a survécu au crash et a été évacué pour recevoir des soins, selon un communiqué de la FMO, qui précise que l'accident a eu lieu lors d'une "mission de routine près de Charm el-Cheikh en Égypte".

"La FMO va conduire une enquête afin de déterminer la cause de l'accident", poursuit le communiqué, selon lequel "à ce stade, il n'y a pas d'information indiquant que le crash n'était pas un accident".

À Prague, l'armée tchèque a affirmé dans un communiqué que "la cause du crash est un incident technique".

Coopération entre l'Égypte et Israël

La FMO évoque des "efforts de coopération entre l'Égypte et Israël" à la suite du crash.

L'armée israélienne a "proposé de fournir une aide médicale immédiate", a déclaré son porte-parole, Jonathan Conricus.

Un hélicoptère de l'armée "avec des militaires d'élite spécialisés dans le sauvetage a été dépêché à l'aéroport de Ramon (sud d'Israël)", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne précise avoir offert son aide médicale et évacué le membre américain de la force blessé dans l'accident vers un hôpital en Israël.

Sur Twitter, le président élu des États-Unis, Joe Biden, a adressé ses "sincères condoléances aux proches des Casques bleus", "morts sur l'île de Tiran", et a également souhaité "un prompt rétablissement à l'Américain survivant".

Emmanuel Macron a indiqué dans un communiqué avoir "appris avec une grande tristesse le décès du lieutenant-colonel Sébastien Botta, officier français engagé en opérations au Sinaï au sein de la FMO".

Le président français a adressé "un message de solidarité et de compassion aux États frappés par ce drame, qui souligne douloureusement l'engagement de nos soldats au service de la paix dans cette région, depuis près de 40 ans".

Trois ans après la signature de leur traité de paix et après que l'ONU a annoncé qu'elle ne fournirait pas de Casques bleus pour le Sinaï, l'Égypte et Israël, avec l'appui actif des États-Unis, avaient établi cette force déployée en 1982 comme une organisation internationale indépendante de maintien de la paix.

Elle compte actuellement un peu plus de 1 100 soldats de différentes nationalités, dont l'Australie, les États-Unis, le Canada et la France.

Le Sinaï avait été le théâtre d'affrontements entre l'État hébreu et l'Égypte avant que les deux pays ne signent la paix en 1979. Aujourd'hui, différents groupes armés sévissent dans la péninsule, dont la branche locale de l'organisation jihadiste État islamique.

Les forces de sécurité égyptiennes luttent contre une insurrection islamiste qui s'est durcie dans le nord-est du Sinaï.

En février 2018, les autorités égyptiennes avaient lancé une opération d'envergure contre les militants islamistes, principalement dans le nord du Sinaï, non loin d'Israël et de la bande de Gaza palestinienne.

Depuis le début de cette opération, environ 930 combattants islamistes présumés ont été tués ainsi que des dizaines de membres du personnel de sécurité, selon les données de l'armée égyptienne.

Avec AFP

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