REPORTAGE

Violences faites aux femmes : les Turques mettent Ankara sous pression

En Turquie, les associations de protection des droits des femmes ne lâchent pas la pression sur le gouvernement. Ici, lors d'une manifestation à Istanbul.
En Turquie, les associations de protection des droits des femmes ne lâchent pas la pression sur le gouvernement. Ici, lors d'une manifestation à Istanbul. © France 24

En Turquie, une femme est tuée chaque jour par un homme de son entourage, un chiffre qui va en augmentant chaque année. La Turquie a pourtant fait part cet été de sa volonté de quitter la convention d'Istanbul de 2011, qui demande une législation pour lutter contre ces violences. Reportage de nos correspondantes à Istanbul Shona Bhattacharyya et Eva Bernard, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination des violences, mercredi 25 novembre.

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Alors que le gouvernement turc a avancé l'idée de quitter la convention d'Istanbul, qui demande l'implémentation d'une législation contre la violence faites aux femmes, les associations et groupes féministes ne relâchent pas la pression sur Ankara, avec des manifestations régulières.

Comme Rojda Aksoy, rencontrée par France 24, beaucoup ont été violentées par des membres de leur propre famille. Face au scepticisme et le manque de soutien des autorités et du système scolaire, des associations se sont organisées, comme Mor Cati, qui accueille des femmes en difficulté dans des refuges.

Si la Turquie a officiellement les structures nécessaires pour soutenir les femmes victimes de violences et punir les coupables, Ankara menace désormais de sortir de la convention d'Istanbul, signée avec 44 autres pays et l'Union européenne. Après l'adoption de ce texte, le nombre de morts de ces violences ne baisse pas, au contraire : 474 femmes auraient été tuées en 2019, selon la presse locale.

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