Irak : au moins 20 morts dans un double attentat-suicide à Bagdad

Un membre des forces irakiennes de sécurité patrouille sur la place Tayaran, à Bagdad, après un attentat suicide le 21 janvier 2021.
Un membre des forces irakiennes de sécurité patrouille sur la place Tayaran, à Bagdad, après un attentat suicide le 21 janvier 2021. REUTERS - THAIER AL-SUDANI

Un attentat-suicide survenu jeudi dans le centre-ville de Bagdad a fait au moins 20 morts et plusieurs dizaines de blessés, selon le ministère irakien de l'Intérieur.

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Le centre de la capitale irakienne a été secoué, jeudi 21 janvier, par un double attentat-suicide. L'attaque a fait au moins 20 morts et plusieurs dizaines de blessés, selon le ministère irakien de l'Intérieur.

Un premier homme a déclenché sa ceinture explosive au beau milieu du marché de vêtements d'occasion de la place Tayaran, a expliqué le ministère de l'Intérieur. Alors qu'un attroupement se formait pour tenter de venir en aide aux victimes, un second kamikaze a fait détoner ses explosifs.

Dernier bilan donné par l'agence officielle irakienne : 28 morts et 73 blessés. Les médecins, eux, disent redouter que le bilan ne continue de grimper dans la métropole de dix millions d'habitants où le ministère de la Santé a annoncé avoir placé l'ensemble du personnel médical en état d'alerte maximale.

L'attentat a eu lieu sur la place Tayaran, un carrefour très passant de Bagdad. Un attentat-suicide sur cette même place avait fait 31 morts il y a trois ans quasiment jour pour jour.

Législatives à venir

Comme en 2018, cette attaque intervient, alors que les autorités discutent de l'organisation d'un scrutin législatif, une échéance régulièrement accompagnée de violences en Irak.

Les élections anticipées d'un nouveau Parlement avaient été promises par le gouvernement pour juin. Mais les autorités proposent actuellement de les reporter à octobre afin de donner plus de temps à la Commission électorale pour organiser ce scrutin. 

De nombreux politiciens disent toutefois douter de la tenue d'une élection anticipée - en juin comme en octobre - car la condition sine qua non est une dissolution du Parlement. Or, seuls les députés peuvent voter leur propre dissolution et aucun n'a donné d'assurance en ce sens.

Pas encore de revendication

L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais ce mode opératoire a déjà été utilisé par le passé par le groupe État islamique (EI), qui a occupé près du tiers de l'Irak en 2014, avant que Bagdad ne déclare avoir gagné sa guerre contre les jihadistes fin 2017.

Depuis, des cellules jihadistes se terrent dans les nombreuses zones montagneuses et désertiques du pays. Jusqu'ici toutefois, l'EI n'a revendiqué que des attaques de faible envergure, menées généralement de nuit contre des positions militaires dans des zones isolées, loin des villes.

Les derniers attentats ayant fait plusieurs morts à Bagdad remontent à juin 2019.

Avec AFP

 

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