Covid-19 : l’Autorité palestinienne lance la vaccination des plus de 75 ans et des malades

Un religieux musulman palestinien reçoit une dose de vaccin anti-covid Pfizer au ministère de la Santé, à Ramallah, le 21 mars 2021.
Un religieux musulman palestinien reçoit une dose de vaccin anti-covid Pfizer au ministère de la Santé, à Ramallah, le 21 mars 2021. © Nasser Nasser, AP

À partir de dimanche, les personnes de plus de 75 ans et d'autres considérées comme vulnérables pourront  être vaccinées contre le Covid-19 en Cisjordanie occupée. L’Autorité palestinienne a reçu un premier lot de doses grâce au dispositif Covax. Jusque-là, seul le personnel médical pouvait bénéficier de l'injection.

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Quelques jours après la réception du premier lot de vaccin anti-coronavirus, l’Autorité palestinienne accélère la vaccination en Cisjordanie occupée en lançant, dimanche 21 mars, celle des personnes de plus de 75 ans et de certains malades.

Lors d'une cérémonie à Ramallah, le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a lancé cette nouvelle phase de la campagne de vaccination, jusqu'alors limitée au personnel médical, en compagnie de l'envoyé spécial de l'ONU pour le Moyen-Orient, Tor Wennesland.

"Nous avons alloué quelque 12 millions de dollars additionnels pour nous procurer des vaccins", a affirmé Mohammed Shtayyeh. "Le problème ce n'est pas l'argent mais la disponibilité des vaccins".

Les Palestiniens atteints de maladies rénales et de cancer et ceux de plus de 75 ans peuvent désormais se faire vacciner, après la réception, le 17 mars, d'environ 60 000 doses de vaccins Pfizer-BioNTech et AstraZeneca, grâce à l'aide aux régions pauvres mise en place par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'Alliance pour les vaccins.

L'Autorité palestinienne attend également la livraison de 100 000 doses du vaccin chinois Sinopharm.

Suroccupation des hôpitaux

La ministre de la Santé, Mai al-Kaila, avait alerté ces dernières semaines sur la recrudescence des contaminations et la suroccupation des hôpitaux en Cisjordanie, où un couvre-feu est en vigueur la nuit et le week-end.

"La vaccination aidera à éviter un effondrement du système de santé, les personnes vulnérables vont être prises en charge, c'est une première étape très importante", a indiqué à l'AFP Tor Wennesland, l'envoyé spécial de l'ONU, à Ramallah.

Le président Mahmoud Abbas, 85 ans, a publié, samedi, une photo sur sa page Facebook sur laquelle on le voit se faire vacciner. Selon des rumeurs apparues fin février, des responsables et personnalités palestiniennes avaient déjà été vaccinés.

Le ministère palestinien de la Santé avait ensuite confirmé que l'équipe nationale de football, les ministres et les membres de plus de 65 ans du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, dont Mahmoud Abbas est président, avaient reçu le vaccin.

Vaccins à Gaza

Dans la bande de Gaza, où sont arrivées plus de 20 000 des 60 000 doses du dispositif Covax, certains avaient déjà pu se faire vacciner la semaine dernière, après la livraison de quelque 40 000 doses du vaccin russe Spoutnik V en provenance des Émirats arabes unis.

L'envoi a été revendiqué par Mohammed Dahlane, un dissident du mouvement palestinien Fatah en exil aux Émirats, qui avait déjà transféré fin février un lot de 20 000 doses vers l'enclave de deux millions de Palestiniens.

Israël, qui a administré les deux doses nécessaires du vaccin Pfizer-BioNTech à environ 4,5 millions de ses citoyens (quasiment la moitié de sa population), avait promis 5 000 doses de vaccins aux Palestiniens. L'État hébreu a vacciné récemment plus de 100 000 Palestiniens travaillant en Israël ou dans les colonies en Cisjordanie.

Le ministère palestinien de la Santé a recensé près de 165 000 malades en Cisjordanie occupée, dont 1 845 décès. Dans la bande de Gaza, 58 972 personnes infectées ont officiellement été détectées, dont 582 décès.

Avec AFP

 

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