Tensions au Proche-Orient : la communauté internationale appelle au calme

De la fumée s'élève à Gaza après une frappe israélienne le 10 mai 2021.
De la fumée s'élève à Gaza après une frappe israélienne le 10 mai 2021. © Ibraheem Abu Mustafa, Reuters

La dégradation de la situation au Proche-Orient a suscité lundi de nombreuses réactions, de l'appel de Washington à la "désescalade" à la condamnation d'Israël par plusieurs pays arabes.

Publicité

Heurts entre Palestiniens et policiers à Jérusalem, tirs de roquettes sur Israël, frappes sur Gaza : la communauté internationale a réagi lundi 10 mai à la situation extrêmement tendue au Proche-Orient.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence, mais sans s'entendre sur une déclaration commune, les États-Unis jugeant qu'un "message public n'était pas opportun à ce stade", selon des diplomates.

Lundi soir, des sources diplomatiques ont affirmé à l'AFP que l'ONU, avec l'aide du Qatar et de l'Égypte, avait amorcé une médiation auprès des parties "concernées" afin d'obtenir une désescalade. "Il est impératif que toutes les parties prennent des mesures" en ce sens, a pour sa part plaidé le secrétaire d'État américain, Antony Blinken.

Premier allié de l'État hébreu, les États-Unis avaient condamné un peu plus tôt lundi "le plus fermement possible les tirs de roquette du Hamas" contre Israël, dénonçant une "escalade inacceptable" et appelant toutes les parties au "calme" et à la "désescalade des tensions".

"Nous reconnaissons le droit légitime d'Israël à se défendre, à défendre son peuple et son territoire", a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price. "Notre objectif à court terme, c'est la désescalade", a-t-il insisté devant la presse.

L'UE contre "l'escalade"

De son côté, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a déclaré lundi que la France appelait l'ensemble des acteurs "à faire preuve de la plus grande retenue et à s'abstenir de toute provocation pour permettre un retour au calme dans les plus brefs délais".

La "flambée de violence significative" dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est "doit cesser immédiatement", a lancé de son côté un porte-parole du chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell. "Les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza sur des populations civiles en Israël sont totalement inadmissibles et nourrissent une escalade", a ajouté le porte-parole.

Les pays arabes condamnent Israël

De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné ce qu'il a qualifié de "terrorisme" israélien à Jérusalem. Il a en outre affirmé qu'il ferait "tout ce qu'il peut pour mobiliser le monde, notamment musulman, pour mettre fin au terrorisme et à l'occupation israéliens", selon la présidence turque.

"Il n'a pas suffi au régime israélien de voler les terres et les maisons des gens, de créer un régime d'apartheid et de refuser de vacciner les civils sous occupation illégale. Il a dû tirer sur des fidèles innocents à l'intérieur de la troisième mosquée la plus sacrée de l'Islam", a pour sa part déclaré sur Twitter le ministre des Affaires étrangères iranien Javad Zarif. L'Iran avait exhorté samedi les Nations unies à condamner ce qu'il a appelé un "crime de guerre" d'Israël à Jérusalem.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a quant à lui condamné "fermement la nouvelle incursion des forces israéliennes dans la Mosquée Al-Aqsa".

En Jordanie, pays en paix avec Israël depuis 1994, des centaines de manifestants ont réclamé à Amman la fermeture de l'ambassade d'Israël et l'expulsion de son ambassadeur.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine