Plus de 52 000 Palestiniens déplacés à Gaza, selon l'ONU

Des enfants palestiniens contraints de quitter leur domicile regardent par la fenêtre d'une école gérée par l'ONU où ils ont trouvé refuge, le 18 mai 2021, à Gaza.
Des enfants palestiniens contraints de quitter leur domicile regardent par la fenêtre d'une école gérée par l'ONU où ils ont trouvé refuge, le 18 mai 2021, à Gaza. © Suhaib Salem, Reuters

Les Nations unies ont fait état mardi de plus de 52 000 réfugiés palestiniens ayant été contraints de quitter leur domicile en raison des raids aériens. La France demande à Israël de "garantir l'accès rapide et sans entrave de l'aide à Gaza".

Publicité

Les frappes aériennes israéliennes, qui ont détruit ou gravement endommagé près de 450 bâtiments dans la bande de Gaza, ont entraîné le déplacement de plus de 52 000 Palestiniens, a déclaré, mardi 18 mai, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Environ 47 000 personnes ont trouvé refuge dans 58 écoles gérées par l'ONU à Gaza, a déclaré à la presse Jens Laerke, porte-parole de l'OCHA à Genève.

Selon lui, 132 bâtiments ont été détruits tandis que 316 autres gravement endommagés, dont six hôpitaux, neuf centres de soins de santé et une usine de désalinisation – compliquant ainsi l’accès à l'eau potable pour environ 250 000 personnes.

L'ONU et ses partenaires humanitaires fournissent de la nourriture et d'autres formes d'aide aux familles déplacées lorsque les conditions de sécurité le permettent, a indiqué Jens Laerke.

>> À lire : Pourquoi la Chine veut faire entendre sa voix dans la crise israélo-palestinienne

Israël avait ouvert un passage frontalier pour les convois humanitaires – ce qu’avait salué l’agence de l’ONU tout en demandant l’ouverture d’un deuxième accès –, mais a décidé mardi de le refermer après des tirs d'obus, ont indiqué les autorités israéliennes.

La France demande à Israël de "garantir l'accès rapide et sans entrave de l'aide à Gaza", a déclaré mardi le Premier ministre, Jean Castex, devant l'Assemblée nationale. "Un convoi humanitaire a été autorisé aujourd'hui et ce mouvement doit se poursuivre", a-t-il insisté.

"Un mépris choquant pour la vie des civils palestiniens"

Margaret Harris, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a fait état d'une grave pénurie de fournitures médicales, d'un risque de maladies transmises par l'eau et de propagation du Covid-19 en raison de l'entassement des personnes dans les écoles.

Dans une déclaration distincte sur ce conflit, qui oppose Israël aux activistes de la bande de Gaza depuis neuf jours, Amnesty International a déclaré que les frappes aériennes israéliennes sur des bâtiments résidentiels pourraient constituer des crimes de guerre. L'organisation a ainsi réclamé l'ouverture d’une enquête auprès de la Cour pénale internationale.

>> À lire : Joe Biden sous pression de l'aile gauche démocrate à propos de la question palestinienne

"Les forces israéliennes ont fait preuve d'un mépris choquant pour la vie des civils palestiniens", a déclaré Amnesty, qui a déclaré avoir recueilli des informations sur quatre attaques meurtrières lancées par Israël sur des habitations sans avertissement préalable.

Le gouvernement israélien assure pour sa part que l'armée ne frappe que les sites considérés comme des cibles militaires utilisées par les militants du Hamas et fait tout son possible pour éviter les victimes civiles, notamment en émettant des avertissements préalables pour évacuer les bâtiments.

Avec AFP et Reuters

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Emportez l'actualité internationale partout avec vous ! Téléchargez l'application France 24