REPORTAGE

À Gaza, les médecins en première ligne pendant les bombardements

Des médecins s'occupent d'un patient à l'hôpital Al-Shifa, à Gaza.
Des médecins s'occupent d'un patient à l'hôpital Al-Shifa, à Gaza. © France 24

Les médecins de l’hôpital Al-Shifa, le plus grand de la bande de Gaza, ont été sur le pont 24 heures sur 24 pendant le conflit entre Israël et les groupes armés palestiniens. Ils ont été surpris par l’intensité des frappes israéliennes.

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Pendant les onze jours d'affrontements entre Israël et le Hamas, les médecins de l'hôpital Al-Shifa à Gaza ont travaillé sans relâche, à l'image du neurochirurgien Maher Kamel. Plusieurs de ses patients ne savent pas qu’ils ont perdu ceux qui leur sont le plus cher.

"Onze personnes de sa famille sont mortes. C’est l’un des seuls rescapés de sa famille", explique-t-il en parlant d'un patient.

Le docteur Kamel a connu les trois précédentes guerres mais il n’a pas le souvenir de frappes d’une telle intensité. Une petite fille dont il s'occupe a été touchée dès les premiers jours du conflit : "Ils ont bombardé sa maison", décrit-il. "La patiente est malheureusement paraplégique. On a été très surpris : pendant la dernière guerre, ils avertissaient avant de bombarder ; pendant cette guerre, il ont bombardé des maisons sans aucun avertissement. Ils ont démoli des maisons sur des familles entières."

"On n'a pas eu le temps de les sauver"

Le jeune chirurgien Abdul Hadi Abu Shala a vécu sa première guerre à l'hôpital. Il pensait sauver des dizaines de vies, cette offensive ne lui en a pas laissé l’opportunité : "On n'a pas eu beaucoup de patients blessés. Beaucoup sont arrivés agonisant, on n'a pas eu le temps de les sauver."

Le docteur Abu Shala est encore marqué par les nuits blanches, l’absence de sommeil et la peur constante pour sa famille : "Mon quartier a été touché plusieurs fois. Ma famille était à la maison et essayait de rester en sécurité. Ma femme et mes enfants vivent avec mes parents dans le même immeuble. J’ai essayé de les contacter à chaque explosion, quand j’entendais quelque chose de gros. J’essayais de les contacter pour être certain qu’ils allaient bien. À l’hôpital, je me sentais en sécurité car ils n’allaient pas bombarder l’hôpital bien sûr."

Un matin, le chirurgien a vu arriver le corps d’un de ses collègues. Ce médecin prenait quelques heures de repos hors de l’hôpital lorsqu’une frappe a touché son immeuble.

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