Syrie : vers une deuxième guerre

Dans la revue de presse internationale, ce mardi, la Syrie menacée par une seconde guerre ; les principales figures de l'opposition ukrainienne ; et une plainte pour injure contre Bob Dylan en France.

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L’ONU affirme qu’il y a des quantités de preuves qui impliquent le président Assad en Syrie. En Une du journal britannique The Independent, une photo d’un Bachar al-Assad pensif. Et pourtant, se débarrasser du président syrien n’est peut-être pas la solution. Ca risque d’être simplement le début des problèmes, affirme le Washington Post dans un éditorial. La raison, c’est la présence de plus en plus massive d’Al-Qaida dans le pays. Selon des sources rebelles citées par le quotidien, les djihadistes auraient pris le contrôle de vastes zones libérées. Et une paix éventuelle avec le régime après la conférence de paix de Genève 2 pourrait signifier la déclaration de guerre au terrorisme. Et d’ailleurs selon le journal, les rebelles modérés en sont conscients. Ils affirment que plus de 5 000 djihadistes étrangers combattent dans les rangs des organisations radicales. Désormais, ils ne demandent plus le départ de Bachar al-Assad avant toute négociation (ce qui est une nouveauté).

Autre sujet à la Une : la mobilisation en Ukraine. Une mobilisation que les journaux ukrainiens baptisent l’Euro-révolution, à l’image du Kiev-Post, qui s’inquiète que la crise politique se transforme en crise économique.

Une mobilisation qui est portée par plusieurs personnalités toutes bien connues des ukrainiens. On a beaucoup parlé de l’ex-champion de boxe Vitali Klischko. Mais The Atlantic rappelle qu’à coté de lui, il y a au moins deux autres personnages, de bords très différents. Le premier s’appelle Yehor Sobolev. C’est un ancien journaliste vedette de la télévision ukrainienne. Il connait très bien le président Victor Ianoukovitch, qui lui avait donné toute sa confiance et lui avait donné de rares accès pour des reportages sur son pouvoir controversé au moment de la révolution orange. Ces derniers jours, il a régulièrement appelé à ne pas céder aux provocations de la police et à rester non violent.

Ce qui n’est semble-t-il pas le cas de Dmitro Korchinski. Lui est à la tête d’une organisation qui se qualifie de chrétienne orthodoxe nationale anarchique. C’est plutôt un littéraire. Philosophe et poète. Dans les années 1990, il a dirigé l’aile paramilitaire d’une formation ultra radicale. Et ces derniers jours, ils auraient été aperçu dans des actions de violence…

On voit donc que les figures de l’opposition sont assez hétéroclites. Mais suffisamment unies pour commencer à affaiblir le pouvoir de Victor Ianoukouvitch. Le président ukrainien commence à perdre d’importants soutiens. C’est dans le Monde qu’on l’apprend. Le quotidien du soir français souligne que plusieurs personnalités qui financent Ianoukovitch ont retourné leur veste. Notamment l’un des premiers actionnaires de l’une des chaines de télévision qui n’était autre que le chef de l’administration présidentielle. Ou encore le milliardaire Rinat Akhmetov, le principal financier du parti de Ianoukovitch.

Bob Dylan qui se retrouve devant un tribunal français. C’est ce qu’on apprend dans le Croatian Times. Le chanteur comparaitra devant un juge pour injure raciste et provocation à la haine ! Ce qui semble un comble pour ce défenseur des droits de l’homme et de la lutte contre les discriminations.

A l’origine une plainte d’une association franco-croate. Elle reproche à la star des propos qu’il a tenu lors d’une interview au magazine Rolling Stone américainn traduite dans l’édition française en octobre 2012. Bob Dylan y expliquait : "Si vous avez du Ku Kux Klan dans le sang, les Noirs peuvent le sentir, même encore aujourd’hui. Tout comme les Juifs peuvent sentir le sang nazi et les Serbes le sang croate." On apprend aussi dans l’article du journal serbe que depuis, la radio de Split boycotte les chansons de la légende de la musique folk.

Et on termine par cette étude que révèle la presse allemande et qui démontre certaines différences entre hommes et femmes.Des différences concernant notre sexualité. C’est une étude très sérieuse de l’université de Californie à Los Angeles que révèle Die Welt. On y apprend par exemple que qu’une majorité de femmes regrettent quand elles n’ont pas choisi le bon partenaire pour une première fois ou quand elles changent de partenaires trop souvent. Les hommes en revanche, semblent avoir d’autres soucis selon cette étude. Notamment d’être trop timides lors d’un acte sexuel, ou lorsqu’ils ne profitent pas assez de leur période de célibat pour multiplier les relations sexuelles d’un soir. C’est donc exactement l’opposé.
 

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