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Une femme barbue à l'Eurovision !

Dans la presse internationale, vendredi, l'enlèvement de plus de 200 lycéennes au Nigéria fait toujours la Une. Retour également sur la crise ukrainienne avant le référendum des séparatistes. Enfin petit tour d'horizon des candidats atypiques au concours de l'Eurovision.

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Beaucoup de journaux dans le monde reviennent vendredi 9 mai sur les suites de l'enlèvement de plus de 200 lycéennes au Nigéria par la secte islamiste Boko Haram le 14 avril dernier. C’est notamment le cas de "l’Observateur", au Burkina Faso, qui se réjouit que les grandes puissances se soient enfi saisies du problème. Le quotidien souhaite d'une part une réponse militaire et d'autre part demande à s’attaquer aux nombreuses sources de financement de Boko Haram. Enfin, le journal burkinabé demande de combattre la secte sur son propre terrain, celui de la religion. Il appelle l’ensemble des musulmans du monde, les imams, les muftis à sortir du silence et dénoncer "cette exploitation de la foi".

À ce propos, le "New York Times" remarque que l’action de Boko Haram ne fait pas l’unanimité parmi les djihadistes et plusieurs sites islamistes la condamnent. L’un d’entre eux, affilié à Al-Qaïda et cité par le "New York Times", écrit que ce genre d’actions, trop cruelles, "nuisent à l’image des Moudjahidines". Des propos qui soulignent à quel point Boko Haram est controversé, même parmi les plus radicaux. Cela fait des années que la secte est critiquée par les leaders d’Al-Qaïda pour sa cruauté, mais aussi parce qu’elle n’engage que des locaux et refuse son internationalisation. Néanmoins, Al-Qaïda et Boko Haram avaient, toujours selon le "New York Times", réussi à trouver un accord pour collaborer, et notamment s’entraîner ensemble.

L’affaire rebondit aux États-Unis dans le "Daily Beast" qui révélait il y a quelques jours que Boko Haram ne figurait sur la liste des organisations terroristes que depuis novembre dernier. Une révélation qui suscite la polémique, puisque c’est l’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton qui, à l’époque, avait personnellement refusé que le groupe figure sur cette liste. Selon le journal en ligne, plusieurs sénateurs américains ont écrit une lettre au successeur d’Hillary Clinton, John Kerry pour demander des explications. D’autres personnalités veulent même demander des explications à Barack Obama lui-même.

Parmi les autres sujets largement traités dans la presse internationale,  l’Ukraine. Le "Daily Beast", encore, raconte comment les séparatistes ont refusé d’écouter Vladimir Poutine, qui leur demandait de repousser le referendum sur leur autonomie, prévu dimanche. Par ailleurs, le journal en ligne explique que le revirement du président russe est peut être le résultat d'un accord avec Kiev pour la libération d’un séparatiste important. En réalité selon le "Daily Beast", Vladimir Poutine continuerait à souffler le chaud et le froid pour manipuler et affaiblir un peu plus les autorités ukrainiennes, avant de leur faire avaler le "poison final" : la division de l’Ukraine en plusieurs républiques semi-autonomes.

Dans ce contexte, Européens et Américains semblent se préparer à une confrontation plus directe avec Moscou. "The Independent" révèle que la Grande-Bretagne et les États-Unis préparent des plans pour réduire la dépendance des pays occidentaux au gaz russe et d'investir dans de nouveaux oléoducs. Actuellement, Moscou fournit plus de 30 % du gaz européen et 50 % du gaz ukrainien. 

La crise ukrainienne pourrait s’inviter lors d'un événement particulier : le concours de l’Eurovision, qui aura lieu samedi. Parmi les 37 nations représentées, la Russie et l’Ukraine présentent tous deux des candidats. Et dans le "Wall Street Journal", on apprend que la Russie risque d’être pénalisée, puisque de nombreux chanteurs ont en effet manifesté leur solidarité avec les Ukrainiens. C'est le cas notamment des Géorgiens, des Arméniens ou encore des Moldaves, pays qui pourraient hésiter à voter pour la candidate russe. De son coté, la candidate ukrainienne pourrait, elle, créer la surprise, selon certains bookmakers.

Et quand on parle d’Eurovision, on pense bien sûr aussi à tous les candidats atypiques, et cette année semble être encore un bon cru en la matière. Le phénomène cette fois s’appelle Conchita Wurst et elle vient d’Autriche. Il s’agit d’un drag queen barbu, qui affirme avoir créée son personnage pour montrer au monde entier qu’on peut faire ce que l’on veut.

Mais cela ne semble toutefois pas amuser tout le monde. L’un de ses concurrents arméniens a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un personnage naturel, avant de s’excuser. Par ailleurs, plusieurs pétitions ont circulé pour demander le retrait de ce candidat drag queen. En Russie, un député a même été jusqu’à demander qu’aucun musicien russe ne participe à l’événement pour ne pas faire la promotion de l’homosexualité.
 

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