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Ligue des champions : face à Krasnodar, Rennes va ouvrir une nouvelle page de son histoire

Les Rennais Eduardo Camavinga et Brandon Soppy, lors d'une rencontre face à Montpellier, le 29 août 2020 au Roazhon Park.
Les Rennais Eduardo Camavinga et Brandon Soppy, lors d'une rencontre face à Montpellier, le 29 août 2020 au Roazhon Park. © Damien Meyer, AFP

Le Stade rennais va faire ses grands débuts en Ligue des champions mardi contre le club russe de Krasnodar. Même si l'affiche n'est pas des plus prestigieuses, l'équipe bretonne aura à cœur de ne pas manquer son entrée dans le grand bain européen.

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Pour sa première participation à la Ligue des champions, mardi 20 octobre, le Stade rennais a hérité d’un autre novice, Krasnodar. Même si cet adversaire russe ne fait pas aussi peur que les grands noms européens, le club breton aura certainement de l’appréhension en entendant résonner pour la première fois au Roazhon Park l’hymne de la prestigieuse compétition.

"Oui, j’imagine que la musique peut procurer des frissons quand on l’entend sur le terrain. Après, si on écoute la musique et qu’on perd le match derrière, ce sera un mauvais souvenir, donc on doit se concentrer sur le match", a toutefois souligné le capitaine rennais, Damien Da Silva, en conférence de presse à la veille de la rencontre.

5 000 supporters autorisés

Pour ce baptême du feu, les Bretons pourront compter sur leurs supporters. Alors que les restrictions sanitaires vont croissantes en raison du Covid-19, la jauge a été portée à 5 000 spectateurs. "Avec 1 000 personnes dans l'enceinte, tout est très feutré, nous n'entendons pas grand-chose. Il y a une vraie différence. On l'a déjà vu contre Monaco, ces 4 000 personnes en plus portent l'équipe et font la différence", s’est ainsi réjoui l’entraîneur, Julien Stéphan, alors que le PSG affrontera dans le même temps Manchester United au Parc des Princes à huis clos.

Après moins de deux ans à la tête d’une équipe professionnelle et à tout juste 40 ans, le coach de Rennes va découvrir la Ligue des champions. Même s’il se veut réaliste, il ne compte pas faire de la figuration. "L'objectif est simple, c'est de prendre de l'expérience. On est dans les derniers coefficients UEFA du tirage, donc toutes les équipes imaginent prendre six points contre nous. À nous d'essayer d'en voler un maximum, de jouer avec beaucoup de bravoure, de donner tout, de ne rien regretter, et on verra où cela nous mènera. Des certitudes, on n'en a pas, mais de la confiance, oui, car au-delà des résultats, on a eu des contenus de match très intéressants, c'est vraiment encourageant", avait-il déclaré après le tirage au sort qui a vu Rennes hériter dans son groupe de Krasnodar, du Séville FC et de Chelsea.

"Élever le curseur"

Mais la formation rennaise a marqué le pas depuis quelques rencontres. Brillante contre des équipes en forme lors de ses premiers matches de la saison, elle reste sur deux nuls très décevants contre Reims (2-2) et Dijon (1-1), actuels 19e et 20e de Ligue 1. Certes, Julien Stéphan a dû se passer à Dijon de son capitaine Damien Da Silva et de son métronome, Steven Nzonzi, tous deux suspendus. Il a aussi ménagé Eduardo Camavinga, la jeune pépite de l’équipe, tout juste de retour de sélection après son premier but en Bleu. Et si Serhou Guirassy s'est montré maladroit en attaque, Martin Terrier a enfin inscrit son premier but en rouge et noir. De quoi maintenir Rennes, invaincu depuis le début de saison, sur le podium de Ligue 1.

Mais cela risque de ne pas suffire : "Il va falloir qu'on remédie à ça et élever le curseur pour faire des matches complets, parce que la route va s'élever considérablement dans les jours et les semaines qui arrivent. On ne pourra pas se satisfaire de faire des demi-matches", a prévenu Julien Stéphan vendredi soir après le match nul contre Dijon.

Face à Krasnodar – un adversaire a priori moins redoutable que le Séville FC ou Chelsea – et à domicile, Rennes a en tout cas une chance de réussir son entrée en Ligue des champions. Mais pour Julien Stéphan, il faudra quand même se méfier des Russes. "Krasnodar a des joueurs qui ont de l’expérience, des internationaux avec habitude de la Coupe d’Europe et des matches internationaux. C’est une équipe moderne, compliquée à jouer et qui doit être respectée", a-t-il expliqué en conférence de presse.

Actuellement 7e du championnat russe, Krasnodar a en effet éliminé le PAOK Salonique en barrages, et si ce jeune club fondé en 2008 par le milliardaire russe Sergueï Galitski débute aussi en Ligue des champions, il est déjà arrivé deux fois en huitièmes de finale d'Europa League (2017 et 2019), alors que Rennes n’a atteint ce stade qu’une seule fois.

Avec AFP

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