Ligue des champions : le match PSG - Basaksehir interrompu, Erdogan dénonce le racisme

Le match entre le PSG et Basaksehir a été interrompu en raison de supposés propos racistes du 4e arbitre.
Le match entre le PSG et Basaksehir a été interrompu en raison de supposés propos racistes du 4e arbitre. © Charles Platiau, Reuters

Le match entre le Paris Saint-Germain et le Basaksehir Istanbul au Parc des Princes, lors de la dernière journée de la Ligue des champions, a été interrompu mardi. Le quatrième arbitre est accusé d'avoir tenu des propos racistes. En réaction, les joueurs ont décidé de quitter le terrain. De manière anecdotique, le résultat dans l'autre match du groupe H assure au PSG sa qualification pour les huitièmes de finale.

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Triste première en Ligue des champions. Les joueurs du Paris SG et du Basaksehir Istanbul ont quitté la pelouse en cours de match, mardi 8 décembre, pour protester contre des propos racistes supposés du quatrième arbitre lors de la dernière journée du groupe H. Le match n'a jamais repris et devrait être rejoué demain à 18 h 55.

La rencontre a dégénéré à la 14e minute, lorsque des membres du staff turc, excédés, ont crié leur colère, audible dans un stade à huis clos : "He said 'negro'", ont-ils lancé en direction du quatrième arbitre, Sebastian Coltescu. Ce dernier venait de signaler à l'arbitre principal, Ovidiu Hategan, roumain comme son collègue, la réaction trop véhémente à son goût de Pierre Achille Webo, membre camerounais de l'encadrement du Basaksehir, après une décision arbitrale.

La confusion est encore montée d'un cran quand le directeur de jeu a expulsé Webo du banc de touche. Les joueurs des deux camps ont commencé à s'agglutiner sur le bord du terrain, appelés notamment par l'attaquant remplaçant de Basaksehir Demba Ba, l'international sénégalais natif de la région parisienne, très remonté.

Un dialogue a commencé entre joueurs, l'arbitre et le délégué de l'UEFA, sans parvenir à une issue. Neymar et Kylian Mbappé ont notamment été au centre des discussions. Après une dizaine de minutes d'échanges, les joueurs stambouliotes ont pris la direction des vestiaires, suivis par les Parisiens, sous les applaudissements de membres de l'encadrement des clubs.

Les officiels turcs refusent de reprendre le match

Le réglement de l'UEFA stipule que l'équipe qui refuse de jouer perd la rencontre sur tapis vert, en plus d'être sanctionnée d'une amende de 250 000 francs suisses (232 000 euros).

"Le quatrième arbitre a dit 'negro' devant tout le monde ! Si le quatrième arbitre est écarté du terrain, alors nous reprendrons. Si le quatrième arbitre reste sur le terrain, alors Basaksehir ne reviendra pas", a déclaré Göksel Gümüsdag à la chaîne de télévision turque TRT Spor.

Peu après, le président turc Erdogan, très proche du club de Basaksehir Istanbul, a réagi en condamnant les propos "racistes", appelant l'UEFA à sévir. "Je condamne fermement les propos racistes tenus à l'encontre de Pierre Webo, membre du staff technique de Basaksehir, et suis convaincu que l'UEFA prendra les mesures qui s'imposent", a déclaré Recep Tayyip Erdogan sur Twitter.

La reprise du match a initialement été annoncée pour 22 h, mais les joueurs turcs ont refusé tant que le quatrième arbitre incriminé resterait présent. 

De manière anecdotique, la défaite de Manchester United face au RB Leipzig a qualifié officiellement le PSG pour les huitièmes de finale. Selon RMC Sport, le match devrait être rejoué demain à 19 h avec un autre corps arbitral.

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