Neymar nie les accusations de Nike et les allégations d'agression sexuelle

L'attaquant du PSG Neymar lors d'un match contre Brest, le 23 mai 2021.
L'attaquant du PSG Neymar lors d'un match contre Brest, le 23 mai 2021. © Benoit Tessier, Reuters

Neymar a nié avec véhémence, vendredi, avoir agressé sexuellement une employée de Nike et avoir refusé de coopérer à une enquête lancée par l'équipementier sportif américain. Ce dernier avait avancé la veille ces allégations et l'attitude du joueur vedette du Paris SG comme les motifs de leur divorce en 2020.

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Le divorce est consommé entre Nike et la star du football Neymar. La marque américaine a affirmé avoir rompu son partenariat avec le joueur brésilien en 2020 car il refusait de coopérer à une enquête, après qu'une employée l'a accusé de l'avoir agressée sexuellement. Des allégations vertement rejetées par la star, dont l'image est encore écornée.

"C'est absurde et mensonger" a nié Neymar avec véhémence, vendredi 28 mai. "(Affirmer) que mon contrat a été résilié parce que je n'ai pas contribué de bonne foi à une enquête est absurde et mensonger", a écrit Neymar sur son compte Instagram. "Je ne savais rien (...) personne ne m'a rien dit" sur "cette affaire", déclare l'attaquant brésilien qui prépare actuellement dans son pays des rencontres de qualifications sud-américaines pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.

"On ne m'a pas donné l'opportunité de me défendre. On ne m'a pas donné l'occasion de savoir qui était cette personne qui s'est sentie offensée. Je ne la connais même pas. Je n'ai eu aucune relation avec cette personne. Je n'ai pas eu l'occasion de parler avec elle pour connaître les motifs réels de sa douleur", a-t-il insisté.

La réaction de Neymar était très attendue depuis que le quotidien économique américaine Wall Street Journal (WSJ) avait révélé les raisons de la soudaine séparation entre la star brésilienne de 29 ans et Nike, avec qui il collaborait depuis treize ans.

"Enquête pas concluante"

Dans un communiqué transmis à l'AFP, dans la nuit de jeudi à vendredi, Nike avait confirmé les informations du WSJ : "Nike a mis fin à son partenariat avec le sportif parce qu'il a refusé de coopérer dans une enquête de bonne foi sur des allégations crédibles d'actes répréhensibles formulées par une employée", a expliqué le géant américain de l'équipement sportif.

"L'enquête n'a pas été concluante", a néanmoins tenu à préciser la société basée à Beaverton dans l'Oregon, ajoutant : "Aucun ensemble de faits n'a émergé qui nous permettrait de nous prononcer sur le fond de l'affaire. Il serait inapproprié pour Nike de faire une déclaration accusatrice sans être en mesure de fournir des faits à l'appui."

Jointe par le WSJ, la porte-parole du joueur a assuré dans un communiqué que "Neymar Jr se défendra vigoureusement contre ces attaques sans fondement au cas où une quelconque allégation serait présentée, ce qui n'est pas arrivé jusqu'à présent". Elle a par ailleurs affirmé que les deux parties s'étaient séparées pour des raisons commerciales, alors qu'elles étaient en pourparlers depuis 2019. "Il est très étrange qu'une affaire censée s'être produite en 2016, avec des allégations proférées par une employée de Nike, n'ait été révélée qu'à ce moment-là", a-t-elle souligné.

Lorsque Nike avait prématurément rompu son contrat de sponsoring le liant au Brésilien fin août 2020, après 13 ans de collaboration, aucune raison n'avait été donnée.

"Si Nike veut faire du chantage, coltinons-nous Nike"

Dans son communiqué, la marque à la virgule explique avoir "été profondément troublé par les allégations d'agression sexuelle formulées en 2018 par l'une de ses employées à l'encontre de Neymar Jr", sans préciser leur nature.

"Comment une telle nouvelle peut-elle sortir ?", s'est insurgé Neymar Sr, le père du joueur, au quotidien Folha de Sao Paulo, assurant que son fils "ne connaît même pas cette fille".

"Cela vient de Nike. C'est très étrange, ils quittent tous Nike et sont accusés de trucs comme ça. C'est arrivé à Cristiano Ronaldo, au gars du basket qui est mort, Kobe (Bryant), ils ont été dénigrés, comme Neymar est accusé à tort maintenant. Si Nike veut faire du chantage, coltinons-nous Nike, alors", a-t-il dit.

L'équipementier américain a affirmé dans son communiqué avoir été prêt à enquêter, en 2018, lorsque son employée avait formulé ces allégations, mais qu'il "a respecté son désir initial de garder cette affaire confidentielle et d'éviter l'ouverture d'une enquête".

Nike n'a donc pas partagé d'informations avec la justice ou tout autre tiers jusqu'en 2019, moment où le groupe a engagé des avocats pour mener une enquête, quand l'employée a souhaité poursuivre cette affaire.

Une précédente affaire

Cette année-là, Neymar avait été accusé de viol par une autre femme au Brésil. Ce qu'il avait rejeté avec véhémence et l'affaire avait finalement été abandonnée. À l'époque, Nike avait exprimé sa "profonde préoccupation", avant d'assurer le joueur de son soutien, une fois le dossier refermé par la police brésilienne faute de preuve.

Ces nouvelles accusations ne vont pas améliorer l'image de Neymar, qui a aussi connu des démêlés fiscaux en Espagne quand il évoluait au FC Barcelone (2013-2017), image déjà passablement écornée par sa réputation de noctambule et son comportement parfois limite sur les terrains.

Ce qui ne l'a pas empêché, presque immédiatement après la rupture de son contrat avec Nike, de s'engager avec Puma pour en devenir la nouvelle tête de gondole, ni de prolonger début mai avec le PSG, jusqu'à la fin de la saison 2024-2025

Avec AFP

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