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Afghanistan : jamais autant de femmes n'avaient été candidates

417 femmesbriguent samedi 20 octobre un siège à la Wolesi Jirga, la chambre basse du Parlement afghan. Un chiffre record : elles étaient 328 candidates aux législatives en 2005 et 406 en 2010. Alors que 249 sièges sont en jeu, les femmes représentent ainsi, cette année, 16 % des candidatures.

Dans un communiqué diffusé lundi, la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan a déclaré être "consciente des risques personnels importants que de nombreuses candidates et militantes des droits des femmes courent régulièrement pour promouvoir la pleine intégration des femmes en tant que candidates, électrices, membres du personnel électoral et observatrices".

Sur le papier, la nouvelle Constitution adoptée en janvier 2004, deux ans après la chute des taliban, est favorable à la représentation des femmes en politique : elle prévoit qu'un minimum de 68 sièges, sur les 249 en jeu, leur soient réservés. A l’issue des législatives de 2014, le pourcentage de femmes siégeant à la chambre basse atteignait ainsi les 28 %. Un ratio plus élevé que dans bien des pays occidentaux, à commencer par les États-Unis où la Chambre des représentants, par exemple, n’a jamais dépassé les 20 % d’élues.

Dans les faits, cependant, dans une société patriarcale où les filles restent moins scolarisées que les garçons, être une femme candidate reste un défi. Farzana Elham Kuchai, 26 ans, et en lice pour un siège de parlementaire, en sait quelque chose : "En tant que fille qui est née et qui a grandi en Afghanistan, j’ai évidemment dû faire face à la violence de ma famille, de la société, du gouvernement. (…) Mon frère m’a dit : 'Tu n’as pas à aller dans les médias, des gens disent du mal de notre famille'", a-t-elle expliqué à "Amy Poehler’s Smart Girls", une organisation visant à promouvoir les jeunes femmes.

"C’est impossible d’être une femme qui travaille en Afghanistan sans faire face à la violence. Mais nous n’avons pas d’autre choix, en tant que femmes afghanes que d’être fortes, de ne pas renoncer et de continuer", a-t-elle poursuivi. Avant de conclure, pleine d’espoir : "Tous ceux qui sont contre moi seront derrière moi un jour."

Comme d’autres femmes candidates, Farzana Elham Kuchai a partagé sur les réseaux sociaux des photos de ses rencontres durant la campagne avec "les anciens" de son ethnie, les Kuchis. Une jeune femme discutant de politique avec un groupe d’hommes âgés, les images ne sont pas si habituelles.

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