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Effondrement d'immeubles à Marseille : "Ils laissent mourir la ville"

Au lendemain de l’effondrement de trois immeubles dans le centre de Marseille, au moins trois corps sans vie ont été découverts dans les décombres. Jusqu’à 8 personnes pourrait avoir été ensevelies sous les gravats. Pour les riverains et les associations de droit au logement, ce drame est la conséquence de l’incurie des pouvoirs publics dans les quartiers pauvres de la ville.

L'effondrement de trois immeubles vétustes du centre de la cité phocéenne a relancé le débat sur l'habitat insalubre à Marseille, où les chiffres liés à ce problème sont "affolants", selon la Fondation Abbé Pierre.

"Marseille est confrontée dans son centre-ville à une situation d'habitat extrêmement dégradé", a pointé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, interrogé dans l'hémicycle par la députée (LREM) de Marseille, Alexandra Louis. Après le drame, "nous avons demandé immédiatement au préfet de réaliser un audit précis de l'habitat indigne" dans la cité phocéenne, a-t-il poursuivi.

À Marseille, le problème est loin d'être nouveau : "Un parc privé potentiellement indigne" présente "un risque pour la santé ou la sécurité de quelque 100 000 habitants", selon un rapport remis au gouvernement en 2015. 40 000 logements sont concernés, soit 13 % du parc de résidences principales.

Deux des trois immeubles qui se sont écroulés lundi étaient murés et théoriquement inhabités. L'un d'eux, au n°63 de la rue d'Aubagne et frappé par un arrêté de péril, avait fini par être entièrement acquis par la mairie au bout de 10 ans de démarches.

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