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Présidentielle au Nigeria : des retards dans la distribution des cartes électorales (1/5)

Alors que les Nigérians sont attendus aux urnes, le 16 février, pour élire leur président, France 24 propose une série de cinq reportages sur les enjeux du scrutin. Aujourd’hui, la difficile distribution des cartes d’électeurs qui alimentent les soupçons de fraude.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 190 millions d'habitants et première puissance pétrolière du continent, va voter le 16 février lors d'un scrutin qui s'annonce très serré entre le président sortant, Muhammadu Buhari, et le chef de l'opposition, Atiku Abubakar, un ancien vice-président.

Mais depuis novembre, des milliers d’électeurs tentent, chaque semaine, de récupérer la carte électorale biométrique qui leur permettrait de prendre part au scrutin. En vain. "Depuis la semaine dernière, c’est un chaos total, s’agace Jabua Ese, une électrice de Lagos. Moi, je me sens privée de mon droit de voter."

Alors que les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont appelé à la tenue d’une élection libre et transparente, les camps des deux principaux candidats s’accusent réciproquement de vouloir frauder les élections. Le retard de la distribution des cartes est donc loin d’apaiser un climat lourd en tension. "Ce retard décrédibilise déjà le prochain scrutin. Si nous n’avons pas la possibilité d’exprimer notre choix, cela signifie que cette élection n’est pas libre et équitable", estime Aishat Elima, une autre électrice.

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