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ALGÉRIE

Un 5ème mandat d'Abdelaziz Bouteflika serait "vécu comme une insulte à la dignité"

Vidéo par : Julien FANCIULLI

Invité du journal de France 24, Lahouri Addi, professeur émérite à Sciences-Po Lyon a qualifié les manifestations contre le cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika de "mouvement inédit" depuis la contestation d'octobre 1988. "30 ans plus tard, ce sont d’autres générations qui refusent ce cinquième mandat vécu comme une insulte à la dignité et à la fierté nationales", a estimé le chercheur à Triangle, laboratoire du CNRS.

"Abdelaziz Bouteflika est dans l’incapacité non seulement d’exercer ses fonctions de président mais aussi de marcher et de parler. Le groupe qui l’entoure vise à le maintenir pour exercer le pouvoir en son nom et s’enrichir. C’est de cette manière que la population algérienne perçoit la situation.

En 2014, Abdelaziz Bouteflika apparaissait moins malade. Il a mené sa campagne électorale amoindri mais il était visible. En 5 ans, son état physique s’est beaucoup dégradé. Les Algériens sont blessés du fait que leur président ne puisse pas recevoir des dirigeants étrangers. Ils considèrent que l’armée les méprise en leur refusant un président.

Il y a deux scénarios possibles : soit la transition démocratique, comme l’ont vécue les Tunisiens, soit un drame comme celui des Syriens ou des Libyens. Cette deuxième option est peu probable car circulent déjà des pétitions dans l’armée pour refuser le 5e mandat", analyse Lahouari Addi.

 

 

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