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GAZA

À Gaza, journée sous tension pour l'anniversaire des "Marches du retour"

Les Palestiniens sont appelés à manifester en masse samedi à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, un an après le début d'une mobilisation contre le blocus israélien, au risque d'une escalade avec l'État hébreu qui a multiplié les mises en garde. Nos correspondants se sont rendus à Gaza, où la population se prépare à une journée de violence.

Samedi 30 mars marque le premier anniversaire de la "Marche du retour" lancée le 30 mars 2018. Si, initialement, cette manifestation hebdomadaire devait s'arrêter mi-mai pour le 70ème anniversaire de la création d'Israël, la Nakba pour les Palestiniens, le mouvement ne s'est finalement jamais arrêté. Chaque vendredi, ils sont des milliers à manifester le long de la frontière avec Israël. En un an 200 Palestiniens sont morts et 29 000 ont été blessés, selon l'ONU.

Un ambulancier explique que "la quasi-totalité des ambulances et du personnel médical ont été déployés sur place. On espère que ça va être pacifique. On ne s'attend pas à ce qu'il y ait une escalade et on espère que ça va bien finir."

Le Hamas, qui est au pouvoir à Gaza, appelle à une très forte mobilisation mais aussi à ne pas s'aventurer trop près de la frontière. Un membre-dirigeant du Hamas affirme que "les précautions nécessaires ont été prises pour préserver le caractère pacifique de cette manifestation. Que ce soit par des consignes directes aux participants ou par les missions d'ordre qui vont être déployées sur place. (…) Mais on s'attend à ce que l'occupation fasse des bêtises. On a parlé à tous les médiateurs qui sont en train de tenter d'obtenir des compromis."

Mais malgré ces appels au calme, les autorités de Gaza redoutent un grand nombre de victime. À l'hôpital Shifa, des tentes ont été mises en place devant l'entrée, pour procéder à un premier tri des blessés et pour soigner les blessés les plus légers. Les plus graves, eux, seront admis à l'intérieur de l'établissement et dans les différents blocs opératoires.

Le 14 mai 2018, date anniversaire de la Nakba et jour du déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem, le nombre très important de victimes avait empêché certains d'être soignés à temps. Les médecins palestiniens ont donc pris les devants pour parer à toute nouvelle flambée de violences.

 

>> À voir : Un an après ses premiers pas, la "Marche du retour" continue de mobiliser à Gaza

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