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Paludisme : un vaccin expérimental testé au Malawi

Le 23 avril, le premier test grandeur nature d’un vaccin contre le paludisme a été lancé au Malawi. Cette campagne, qui se déroulera également au Ghana et au Kenya, vise à confirmer son efficacité sur des enfants de moins de 2 ans. Avec 90 % des 435 000 personnes mortes du paludisme en 2017, l'Afrique est le continent le plus touché par cette maladie qui se transmet par les moustiques.

Un nouvel espoir dans la lutte contre le paludisme ? Le 23 avril, le premier test grandeur nature d’un vaccin contre la maladie a été lancé au Malawi.

"Nous allons effectuer ce test pendant les 30 prochains mois et nous avons l'intention de vacciner 120 000 enfants. Après 30 mois nous allons peut-être le mettre en place dans plus de quartiers et sûrement l'étendre dans tout le pays", indique Temwa Mzengeza, responsable du programme de vaccination dans le pays.

Le Malawi espère éviter 1 million des 6 millions de cas de paludisme (également appelé "malaria") détectés chaque année dans le pays et empêcher ainsi 4 000 décès liés à la maladie. La campagne de vaccination doit se poursuivre au Ghana et au Kenya, les deux autres pays pilotes de la campagne.

Baptisé "Mosquirix", ce vaccin a nécessité 30 ans de travaux et 1 milliard de dollars d'investissements. Développé par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) et l'organisation non gouvernementale Path, le produit a reçu l'aide financière de l'Alliance du vaccin (Gavi), le Fonds mondial de lutte contre le paludisme et l'Unicef.

"Un vaccin imparfait contre une maladie complexe"

Reste que l'efficacité du "Mosquirix" est relative. Lors des essais préliminaires menées de 2009 à 2015, il a réduit le nombre d'épisodes paludiques chez seulement 39 % des vaccinés. "Même s'il s'agit d'une étape importante, c'est un vaccin imparfait contre une maladie complexe, reconnaît Kate O'Brien, directrice de département Immunisation et vaccins de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais c'est aussi un vaccin qui a un potentiel considérable pour sauver des vies et réaliser les aspirations que nous avons, en matière de santé, pour tous les enfants du monde".

Avec 90 % des 435 000 personnes mortes de la malaria en 2017, l'Afrique est le continent le plus touché par la maladie. Les enfants de moins de 5 ans représentent plus des deux tiers de ces décès.

Si, entre 2000 et 2015, le nombre de morts dû au paludisme a diminué de 62 %, les progrès ont récemment marqué le pas. Les moustiques qui véhiculent la malaria craignent en effet de moins en moins les insecticides. Dans certaines régions d'Afrique, les cas d'infection ont même augmenté ces dernières années.

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