Accéder au contenu principal
AFRIQUE DU SUD

Afrique du Sud : les violences xénophobes au cœur de la une campagne électorale

Le mercredi 8 mai prochain, les sud-africains iront aux urnes pour choisir leur président et leurs députés. Parmi les thèmes de la campagne électorale se trouve l'immigration. Le sujet est sensible car le pays est régulièrement en proie à des vagues de violence xénophobes. Reportage.

Tinei Takawira, un Zimbabwéen travaillant en Afrique du Sud comme chauffeur, a été poignardé et laissé pour mort sur le bas-côté de l’autoroute. "Ils disaient ‘On ne veut pas d’étrangers ici ! Vous avez du boulot, pas nous’", raconte-t-il à France 24, une fois rétablis. L’un de ses amis a eu moins de chance : il a été brûlé vif dans son camion, il y a deux semaines. Dans le pays, ce genre d’agressions est une réalité dans l’industrie du transport.

Les attaques contre les immigrés qui travaillent reflètent les frustrations des sud-africains face au chômage croissant. Les autorités jettent régulièrement de l'huile sur le feu en promettant  de contrôler les frontières. "Elles ont ont beau essayer de rendre le drame plus acceptable en prétendant qu'il y a une forte criminalité, mais les éléments de xénophobie sont bel et bien en place", déplore Richard Khoza, membre de l’Association des chauffeurs zimbabwéens en Afrique du Sud.

L’immigration est au cœur de la campagne pour les élections du 8 mai. Le maire de Johannesburg, Herman Mashaba, opposant à l’ANC au pouvoir, assurait la semaine dernière que la situation était préoccupante. "Il n'y a aucun doute qu'avec nos fonds limités, la crise migratoire fait pression sur les  services sociaux de notre gouvernement", déclarait-il lors d'un meeting.

Faute de recensement, personne ne sait combien d'étrangers vivent en Afrique du Sud.  Mais les associations des migrants demandent aux autorités d'arrêter  de  les stigmatiser. "Si on reprend ce qui s'est passé en 2008, puis en 2015, et de nouveau maintenant à la veille de ces élections- il y a un schéma d'explosion xénophobes qui se répète", affirme Abigail Dawson, porte-parole du Consortium pour les réfugiés et les migrants en Afrique du Sud.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.