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Chelsea Manning, le parcours hors norme d’une lanceuse d’alerte

L'ancienne analyste militaire américaine et lanceuse d'alerte Chelsea Manning, qui avait déclenché un scandale en fournissant plus de 750 000 documents militaires confidentiels au site WikiLeaks en 2010, pourrait retourner en prison. Dimanche 12 mai, elle a encore refusé de répondre aux questions de la justice américaine sur le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, arrêté début avril dans l’ambassade d’Équateur au Royaume-Uni. Elle est convoquée mercredi 15 mai devant un grand jury qui pourrait la renvoyer en détention.

Chelsea Elizabeth Manning, née Bradley Edward Manning, est une ancienne analyste militaire de l'armée américaine et lanceuse d’alerte

En 2010, elle transmet à WikiLeaks plus de 750 000 documents diplomatiques et militaires classés secret défense et provoque un véritable scandale.

Ces informations portent sur la mort de civils pendant la guerre d'Afghanistan (2001-2014) et des documentations visuelles montrent des bavures de l'U.S. Army pendant la guerre d'Irak (photos de l'humiliation de détenus de la prison d'Abou Ghraib, vidéo du raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad).

La diffusion de ces informations lui vaut d'être condamné le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison. Au lendemain de sa condamnation, Manning déclare être une personne transgenre et entame des démarches pour changer d'identité et prendre le prénom de Chelsea.

Le 23 avril 2014, la justice américaine reconnaît le changement de nom : Bradley devient officiellement Chelsea Elizabeth Manning. En février 2015, l’armée l’autorise à débuter, en prison, son traitement hormonal nécessaire pour devenir une femme. Le 17 janvier 2017, l’administration Obama décide de commuer la peine de Manning. Elle est libérée en mai 2017 après avoir passé sept années en prison.

En janvier 2018, elle se présente aux élections sénatoriales dans le Maryland et officialise sa candidature dans une vidéo publiée sur YouTube.

Le 8 mars 2019, elle est de nouveau emprisonnée après son refus de témoigner contre Julien Assange, le fondateur de WikiLeaks arrêté à l’ambassade d’Équateur début avril

Deux mois après, elle est finalement libérée pour une raison technique, mais elle doit de nouveau comparaître devant un autre grand jury, mercredi 15 mai… qui pourrait décider de la renvoyer en prison si elle ne coopère toujours pas.

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