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La renaissance culturelle de Raqqa, "ex-capitale" de l'OEI en Syrie

La ville de Raqqa, “ancienne capitale” du groupe État Islamique en Syrie, vient d’inaugurer son premier centre culturel début mai, depuis la chute des jihadistes. Libérée depuis octobre 2017 par les forces démocratiques syriennes, Raqqa tente de renouer avec le monde de l'art.

Construit à l'initiative du Conseil civil de Raqqa, le centre culturel abrite une salle de théâtre, une bibliothèque et une galerie d’art. Une renaissance culturelle pour les habitants du quartier qui se sont réunis pour célébrer en musique la cérémonie d’ouverture. "Après toutes les destructions, l'absence de culture et d'art, on a un centre où on peut écouter du chant et de la poésie", s'enthousiasme Fawzia al-Cheikh, venue assister à l'inauguration du "Centre de la culture et des arts de Raqqa".

Pour la première fois depuis 2014, des artistes peuvent exposer leurs œuvres au public. C’est le cas d’Amal al-Atar, qui a longtemps été exilée au Liban voisin. "Quand le groupe État islamique est entré dans Raqqa, je dirigeais un atelier de dessins. Ils m’ont dit que ce que je faisais était interdit et ils m’ont demandé de me repentir pour mes péchés", raconte l’artiste syrienne. Après s'être emparés en 2014 de Raqqa, dans le nord du pays, les jihadistes ont imposé leur interprétation rigoriste de l'islam et interdit notamment la musique, la peinture et la sculpture.

Avant l'arrivée de l'OEI, la ville comptait une vingtaine de centres culturels, dont le principal abritait une bibliothèque de 60 000 ouvrages. "Le centre de Raqqa a toujours été considéré comme la capitale de la culture.” explique Ziad al-Hamad, le directeur du nouveau centre culturel de Raqqa.

Ce nouveau centre culturel semble avoir redonné vie à Raqqa, mais la ville est encore en ruines.

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