ALGÉRIE

Algérie : "Il est peu probable que la présidentielle se tienne dans les délais fixés"

L'incertitude reste totale concernant la présidentielle algérienne du 4 juillet, alors que seules deux personnalités inconnues du grand public ont déposé leurs dossiers de candidature. Décryptage avec Camille Sari, économiste et président de l'Institut euro-maghrébin d'études et de prospectives.

De plus en plus de doutes sont exprimés en Algérie concernant l'élection présidentielle du 4 juillet, censée élire le successeur d'Abdelaziz Bouteflika, alors que seules deux personnalités connues du grand public, Abdelhakim Hamadi et Hamid Touahri, ont déposé leur candidature dans les délais légaux.

Le Conseil constitutionnel a désormais dix jours pour étudier les deux dossiers de candidature et dire s'ils répondent aux critères exigés, notamment de nationalité, de résidence, mais aussi de parrainages (600 élus ou 60 000 électeurs, dans plus de la moitié des régions du pays).

Interrogé par France 24, Camille Sari, économiste et président de l'Institut euro-maghrébin d'études et de prospectives, s'est montré pessimiste. "Il est peu probable que la présidentielle se tienne dans les délais fixés par la Constitution algérienne, a-t-il confié. Le scrutin sera reporté pour plusieurs raisons, notamment parce qu'il est impossible et impensable avec un peuple qui refuse même l'ouverture des bureaux de vote".