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Journée mondiale des réfugiés : "Quand je joue au foot, je me sens grand"

L'Ouganda abrite la plus grande population de réfugiés d'Afrique, soit 1,2 million de personnes. La majorité d'entre eux sont des enfants qui ont subi les horreurs de la guerre. Dans le cadre d'une démonstration de football visant à promouvoir la paix, de jeunes réfugiés ont pu s'entraîner avec des coachs professionnels de la Sampdoria, célèbre club italien.

Patrick Amba et sa famille ont fui la guerre civile au Soudan du Sud il y a trois ans. Le garçon de 14 ans vit aujourd'hui dans un camp de réfugiés du nord de l'Ouganda, où, pendant trois jours, il s'est entraîné au football avec des coachs professionnels de la Sampdoria, célèbre club italien.

Au programme : exercices sur les techniques de dribble et de passe, et tournoi entre quatre équipes de différents camps de réfugiés. "Notre objectif est que les gars terminent les trois jours et puissent dire : 'Bon, maintenant, je sais ce que c'est de jouer, ou au moins j'ai une idée de ce que c'est de jouer au football en tant que joueur professionnel'", commente Roberto Morosini, entraîneur à la Sampdoria.

>> À voir : "Journée mondiale des réfugiés : de quels pays viennent-ils et où vont-ils ?"

Au-delà de l'apprentissage des techniques, cette formation vise à promouvoir l'esprit d'équipe entre les réfugiés et la population locale. "Lorsque les anciens verront que les enfants sont ensemble, cela les forcera à se réunir. Le seul moyen de parvenir à la paix est que les enfants se rassemblent", affirme Haruna Mawa, entraîneur ougandais.

L'Ouganda abrite la plus grande population de réfugiés d'Afrique, soit 1,2 million de personnes. La majorité d'entre eux sont des enfants qui ont subi les horreurs de la guerre et plus de la moitié ne sont pas scolarisés.

"Quand je joue au football, je suis heureux. Je me sens être un membre important de la communauté et je peux partager mes idées avec d'autres personnes", commente Patrick.

Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), le monde comptait 70,8 millions de déplacés fin 2018. Quatre réfugiés sur cinq vivent dans le pays voisin du leur. La grande majorité vit donc dans des pays en développement.

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