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Au Cameroun, la crise s’enlise

Le président camerounais Paul Biya a créé la surprise, samedi, en faisant libérer son grand rival Maurice Kamto et 102 de ses partisans. Le chef d'État, 86 ans dont trente-sept au pouvoir, fait face à une crise sans précédent dans son pays. D’un côté la mobilisation de l’opposition politique s’intensifie, de l’autre le conflit avec les militants indépendantistes des régions anglophones se durcit.

Après des mois d'intransigeance, le président camerounais Paul Biya a créé la surprise, samedi 5 octobre, en faisant libérer son grand rival Maurice Kamto.

Paul Biya, 86 ans dont trente-sept au pouvoir, a annoncé la remise en liberté de Maurice Kamto et de 102 de ses partisans sous le coup d'un procès pour "insurrection" où ils encouraient théoriquement la peine de mort.

Le 3 octobre, Paul Biya avait déjà annoncé l’arrêt des poursuites à l’encontre de 333 séparatistes anglophones contre qui le pouvoir en place mène une guerre dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays. Bilan à ce jour : plus de 3 000 morts et 500 000 déplacés, selon des ONG.

Le président camerounais connaît la pire crise dans son pays depuis sa prise de fonction en 1982. Ces libérations interviennent à la fin d’un processus censé calmer les tensions. "Le Grand débat national", voulu par Paul Biya, a été boycotté par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, présidé par Maurice Kamto, et largement critiqué par les séparatistes anglophones qui l’ont jugé trop muselé. Le gouvernement camerounais est menacé par un double défi : gérer l’opposition politique de plus en plus mobilisée et trouver un arrangement satisfaisant avec les régions anglophones séparatistes du Cameroun.

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