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Le grand reporter Feurat Alani, lauréat du prix Albert-Londres pour "Le Parfum d'Irak"

Le Prix du Livre Albert-Londres a été décerné, mercredi, au grand reporter Feurat Alani pour son livre "Le Parfum d'Irak", dont France 24 a diffusé l'adaptation en websérie.

Son livre "Le Parfum d'Irak", adapté en une websérie diffusée par France 24, dépeint la vie des Irakiens à travers les yeux d'un enfant, les siens.

Feurat Alani, écrivain et grand reporter franco-irakien s'est vu décerner, mercredi 30 octobre, le Prix du Livre à l'occasion de la cérémonie de remise du 81e prix Albert-Londres.

"Ça représente un journalisme que j'ai essayé d'adopter depuis que j'ai commencé, celui de l'immersion, celui de raconter des histoires à hauteur d'homme avec des anecdotes personnelles, de l'intime, des détails", a-t-il réagi sur le plateau de France 24.

Les anecdotes personnelles, les détails, ce sont ceux qu'il a connus enfant lorsque son père, à qui il a dédié son prix, lui a fait découvrir son pays, l'Irak, en 1989. Un pays "heureux", "coloré", "parfumé", dit-il. "C'est cet Irak-là que j'ai gardé en tête depuis toujours, même lorsque je décris la guerre".

"Donner le versant de l’Irak"

Après 1989, Feurat Alani revient régulièrement en Irak, constatant les changements que le pays connaît au fur et à mesure des années, jusqu'à exercer le métier de grand reporter sur place.

L'idée du "Parfum d'Irak" est née d'une envie, d'un besoin de montrer de ce pays une réalité dont personne ne parlait. Tout a commencé sur Twitter, explique-t-il évoquant la volonté de bâtir une "contre-narration" de ce qu'il voyait et entendait depuis des années sur la situation de l'Irak. "Des chiffres, une analyse assez froide", dit-il.

"Je voulais donner le versant de l’Irak. Les couleurs, les odeurs, les anecdotes, les détails et l’intime", poursuit Feurat Alani, évoquant son besoin "d’équilibrer à [mon] humble niveau l’information sur l’Irak en donnant des choses plus chaleureuses".

Pour l'Irak comme pour n'importe quel autre pays souffrant ou ayant souffert de la guerre, Feurat Alani souligne l'importance de décrire, d'"ouvrir la porte de l'intime" pour comprendre la situation dans son ensemble. "Il faut inviter les gens là où on va."

D'une société "harmonieuse" à une société "destructurée"

La société "harmonieuse" qu'il a connue il y a trente ans a laissé place, sous ses yeux, à une société "destructurée", "défigurée" à l'image sa capitale, Bagdad.

Le mouvement de contestation antigouvernementale est toutefois un signe d'espoir pour Feurat Alani. "Je vois ça d'un bon œil, même si c'est triste de voir que ces gens qui manifestent pour leurs droits tombent sous les balles", dit-il.

"Cette jeunesse qui manifeste, manifeste au nom d'une citoyenneté irakienne, et non pas au nom d'un courant politique ou religieux. C'est ça qui est beau. Malgré la violence et la tristesse de ces événements, on manifeste pour l'Irak."

Le grand reporter, qui a encore des proches à Falloujah, dit repartir bientôt en Irak, ce pays qu'il "n'arrive pas à quitter". Quant au "Parfum d'Irak", celui-ci reviendra "sûrement" en documentaire.

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