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Venise surprise par une "acqua alta" historique

Venise s'est réveillée abasourdie, mercredi, après une marée haute d'une ampleur exceptionnelle qui a causé d'importants dégâts. Il s'agit de la deuxième plus haute "acqua alta" enregistrée dans la cité des Doges depuis le début des relevés en 1923.

Venise s'est réveillée abasourdie, mercredi 13 novembre, après une "acqua alta" d'une ampleur exceptionnelle qui a causé d'importants dégâts. Plusieurs épisodes similaires sont attendus dans les jours à venir.

"Nous affrontons aujourd'hui encore des marées record [...]. Nous demandons au gouvernement de nous aider, les coûts seront élevés", a tweeté mercredi matin le maire de Venise, Luigi Brugnaro, qui a annoncé dans la nuit qu'il allait demander la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.

La marée haute, d'une ampleur exceptionnelle de 1,87 mètre, s'est abattue mardi sur la cité des Doges, surprenant les touristes qui pataugeaient dans les ruelles inondées tandis qu'un puissant sirocco faisait déferler les vagues sur la place Saint-Marc.

Il s'agit de la deuxième plus haute "acqua alta" enregistrée à Venise depuis le début des relevés en 1923, derrière celle du 4 novembre 1966 (1,94 mètre).

Le niveau des flots était redescendu à 1,10 mètre mercredi matin mais d'autres épisodes sont annoncés dans la journée et jusqu'à vendredi, au rythme de deux marées par jour, selon le Centre des marées de Venise.

La ville commençait mercredi matin à évaluer les dégâts. La célèbre basilique Saint-Marc, joyau de la Sérénissime, a été inondée sous un mètre d'eau. Sa crypte et son presbytère ont été complètement noyés pendant la nuit.

Selon le procurateur de l'édifice, Pierpaolo Campostrini, une inondation comme celle de mardi s'est seulement produite cinq fois dans l'histoire de la basilique – érigée en 828 et reconstruite après un incendie en 1063 –, la donnée la plus préoccupante étant que sur ces cinq précédents, trois ont été constatés au cours des 20 dernières années, la dernière ayant eu lieu en 2018.

Venise est régulièrement touchée par des "acque alte". Une récurrence du phénomène que le maire attribue au changment climatique.

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