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Discours d'Emmanuel Macron sur la défense européenne

Après avoir déclaré l'Otan en état de "mort cérébrale", "Emmanuel Macron essaie de prendre le relais", décrypte Gauthier Rybinski, chroniqueur international de France 24. "Pour ce faire, le président de la République s’engage dans un passage extrêmement étroit, parce qu'il ne s'agit ni de partager la dissuasion nucléaire - une prérogative qui relève d'un État souverain - ni de l'élargir et de devenir le remplaçant du parapluie américain. Pour de nombreux pays de l'Union européenne, comme ceux d'Europe de l'est ou de l'Europe centrale, les Américains restent des alliés fiables, notamment en matière de protection suprême. L'idée pour Emmanuel Macron consiste à définir un cadre juridique, c'est-à-dire des conditions a minima au cours desquelles il faudrait imposer au moins une menace, si d'aventure l'un des membres de l'Union européenne était attaqué. C'est très basique ce qu'il essaie de poser. C'est une façon de prendre le relais de l'Otan dans une Europe où finalement très peu sont partisans de ce parapluie français qui pourrait se dessiner. Cette Europe de la défense a du mal à exister. Depuis le retrait du Royaume-Uni, la France est la seule puissance nucléaire en Europe, il y a une crainte d'hégémonie française, partagée aussi par les Allemands que les Néerlandais les Belges ou encore les Polonais. Emmanuel Macron essaie de rassurer de ce côté-là mais la France déciderait en quelque sorte de ce que serait la dissuasion européenne et de la politique européenne en la matière. Difficile aussi qu'une politique de dissuasion prenne son essor quand il n'y a pas de politique commune tout court. C'est ça le souci de l'Europe.

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